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vendredi 22 août 2014

Faites vos jeux ( Suite écrite par Askeladd )

Merci à vous ;) Bises.

La conception de l’idée de soumission n’est pas unanime, certains veulent imposer physiquement, d’autres mentalement, la plupart veulent surtout sentir l’adoration dans les yeux de la soumise mais lui prend son plaisir à voir la proie résister jusqu’à abandonner le combat. Qu’importe dompter un animal déjà soumis, il voulait la voir se débattre, refuser ce qu’il allait lui réserver, atteindre ce stade où une étincelle de sauvagerie illuminera ce fier visage avant de baisser la tête, vaincue. Elle souhaitait perdre, elle souhaitait être puni, elle le serait mais pas quand ni comment elle l’espérait.
 
Il l’invita à se poser sur le canapé, s’asseyant à côté d’elle, assez proche pour la perturber mais suffisamment éloigné pour lui donner envie de se rapprocher. Le contrôle des pensées et des désirs de l’autre, si elle voulait plus elle devrait prendre des risques et en payer le prix. Un sourire neutre passa sur son visage, être indéchiffrable pour la perturber serait important. Il la vit le regarder, interrogative, se demandant si elle lui plaisait, si cela lui convenait. L’existence pourrait se résumer à cet instant, un regard troublant un silence rempli de questions inavouées qui n’auront point de réponses. Il lui servit un verre d’alcool et un jeu de carte, la soirée commençait enfin.
 
Les regards se croisent, les gestes se font moins retenus, l’ambiance se détend autour de ce verre, les sujets de discussions défilent… puis d’un coup il se lève, joue avec son verre en la regardant dans un lourd silence, elle se demande ce qui se passe, va-t-il clore la soirée ainsi, la frustration serait énorme.
 
Je crois qu’il est temps d’instaurer quelques règles. Le vouvoiement et les marques de respect sont là mais j’attends plus de toi. Tu es capable de faire mieux. Désormais je ne veux plus que tu lèves la tête ni que nos regards se croisent. Cela prend effet immédiatement.
 
Surpris par le changement radical elle le regarda, elle comprit que trop tard son erreur se mordant la lèvre de peur et d’envie devant la suite qui annonce des plaisirs délictueux.
 
Tu commences mal petite luciole, pour commencer ton apprentissage tu vas devoir te mettre à quatre pattes, ainsi tu seras moins tenté de relever la tête mais ce n’est pas tout…
 
Il laisse le temps se figer, le temps pour elle de cogiter, de s’imaginer milles supplices possibles, fantasmant sur ce qu’il pourrait lui infliger. Il ne veut surtout pas lui offrir ce qu’elle désire et sourit en coin en imaginant sa réaction à la suite.
 
Tu te rappelles surement des vieilles règles d’écolier en métal rectangulaire. Tu devras poser tes genoux dessus quand tu seras à quatre pattes, cela marquera tes chairs mais te fera mal à chaque mouvement que tu feras, ainsi tu apprendras à être le plus immobile possible… y compris pendant que je t’infligerai les autres punitions.
 
Elle frissonna, la punition lui déplaisait, cela lui ferait mal sans retour plaisant. Elle hésita, elle pouvait partir elle le savait mais elle voulait découvrir ce qu’il lui préparait. Elle se résigna et se posa à quatre pattes genoux sur la règle métallique, froide et douloureusement sensation. Elle comprit vite que le moindre mouvement accentuerait cette sensation et essaya de ne pas bouger.
Il sourit et vient lui flatter la croupe, effleurant son corps encore habillé. Une punition reste une punition et il n’était pas question qu’elle puisse prendre du plaisir sans en payer d’abord le prix… et elle devrait mériter ce plaisir. Il vint lui bander les yeux, sans la vue l’équilibre est plus difficile à tenir, sans parler de l’appréhension d’être aveugle.
 
Je pense que tu commences à comprendre que tu vas-tu bruler les ailes, plus que tu ne le crois d’ailleurs. Si tu es sages tu auras peut être une récompense… peut être. Maintenant commence notre petit jeu. As-tu compris ?
 
Elle se mordit de nouveau la lèvre avant de répondre.
 
Oui
 
Il lui frappa les fesses avec force, la surprise lui fit perdre l’équilibre, la règle de métal s’incrustant un peu plus dans ses chairs.
-          Oui qui ?
-          Oui Maitre !


Il lui caressa furtivement la joue, l’apprentissage allait commencer, long et douloureux mais obligatoire, domestiquer cet animal sauvage lui procurerai beaucoup de plaisir.

Askeladd.


jeudi 3 juillet 2014

Parce que c'est mon préféré.


He wishes for the cloths of heaven

Had I the heavens' embroised cloths,
Enwrought with golden and silver light,
The blue and the dim and the dark cloths
Of night and light and half light,
I would sprad the cloths under your feet :
But I, being poor, have only my dreams;
I have spread my dreams under your feets ;
Tread softly because you tread on my dreams.

William Butler Yeats  



vendredi 27 juin 2014

Quand Brood écrit...

Je vous présente Brood ou Bambino ( Respire ça va bien se passer :p ) , mais y a que moi qui ai le droit de l'appeler comme ça. 
Pour la petite histoire et le pourquoi de ce texte. Il a eu le "malheur" de vouloir savoir un quelque chose en me disant " Tu pourras me demander ce que tu veux " , rah bambino tu as encore tellement à apprendre ... Bon je n'ai pas été trop cruel avec lui et voilà comment un récit a vu le jour. 
Ce texte est différent de ce que j'ai l'habitude de poster 
Bonne Lecture.
J'ai quand même une petite critique à faire : " Il où mon câlin ? " Rires. 

Edit : Je pensais pas avoir à le faire, mais euhhh ceci n'est qu'une histoire, rien de plus. 


Histoire fictive

Chiche ?

Ce mot reste bizarrement imprimé au fond de ma rétine. Quelle idée j’ai eu après tout…
Il n’est que 19h et me voilà à attendre une fille que je connais à peine en fixant avec appréhension et l’air stupide l’heure affichée sur ma livebox. Ca avait commencé au hasard d’une rencontre sur internet, un message échangé sans arrière pensée qui se transforme en long dialogue, des mails s’échangent, skype, pour finalement papoter avec assiduité avec la personne.
Un rapprochement éclair, la magie d’internet.

- « Tu es bien impertinente ma petite L. », avais-je dit sur le ton de la blague, j’ai oublié le propos, sûrement quelque chose sans importance sur les coups de midi.
- « Oui et alors, tu comptes faire quoi ? », répondit-elle immédiatement en se prenant au jeu.
- « Te punir bien sûr », ai-je surenchérie, persuadé que ce jeu serait sans conséquence.
- « J’ai hâte »
- « Chiche ? » demande-je sans me douter de la réponse. Cette dernière se fit attendre quelques minutes avant de fuser.
- « Chiche, je prends le train de 15h, je serais à la gare à 19h20, voici mon téléphone, envoie moi ton adresse » me dit-elle avant de se déconnecter.

Chiche ? Et si je ne l’étais pas ? Et si elle s’était payé ma tête et n’était en fait que sortie avec des amies ? Après tout, nous nous parlions uniquement depuis quelques jours. J’étais pris de court, j’avais perdu le contrôle, il faudrait que je remédie à ça.
Pour être franc, je doutais de sa venue mais lui envoyais quand même mon adresse et mon code, ponctuant le tout d’un ordre, ne pas porter de culotte.

Pas de réponse.

Tentant de penser à autre chose, je m’attèle à des tâches nettement moins glamours que l’éducation d’une soumise, la vaisselle, la bouffe, les petites corvées qui rythment le quotidien. Le temps passe, cinq minutes de vaisselles, dix minutes de cuisson, combien de temps avant qu’elle arrive ? Au moins mes légumes ne me feront pas attendre et je suis sûr qu’ils seront là, mais elle ? Le cœur battant la chamade au fil des minutes qui s’égrainent, je mange rapidement mon repas devant un match de la coupe du monde.

Il est 19h45, toujours pas de message, elle se fout de moi. J’entretiens malgré moi un espoir fou mais ne peux m’empêcher de me dire qu’elle ne sera pas là, comme pour ne pas être déçu. Bien sûr que je le serais, je ne berne personne, même pas moi. Je commence à m’énerver, elle a pris les devants, elle cherche un maître à manipuler, ce maître c’est moi, je me sens bête.

Ruminant une colère envers moi-même, j’entends la sonnette. Mon cœur s’emballe, à tous les coups c’est la gardienne, non c’est elle, non, un voisin… Rah, je verrai bien.
Un coup d’œil par le Judas, j’ouvre.

- « Bonjour ! » me dit-elle avec un grand sourire. Je ne peux m’empêcher de sourire un peu.
- « Entre, tu as fait ce que je t’ai dit ? ». Dis-je pour tenter de reprendre ce contrôle qu’elle m’a volé quelques heures plus tôt tandis qu’elle pénétrait dans l’appartement.
- « Non ! », répond t-elle avec le même sourire. De mon côté, seul le haussement d’un sourcil trahit ma surprise, elle ne semble pas du tout disposée à obéir. « Il fait chaud ici, j’ai eu du mal à trouver en plus, tu as de l’eau ? »

À peine arrivée qu’elle commence déjà, je pense qu’elle me provoque, je l’espère du moins, ça serait fâcheux si elle était comme ça au naturel.

- « Tu as chaud ? Tu veux de l’eau ? Déshabille-toi, ça résoudra un problème et me montrera que tu mérites que je me penche sur l’autre. »

Elle enlève sa veste, ses chaussures, s’avachit sur le canapé et me regarde en souriant. Je sais qu’elle me défie, elle veut que je prenne les choses en mains, que je LA prenne en main. Elle l’aura cherché.

- « L. » dis-je d’une voix grave et posée, « tu es ici chez moi, si tu veux que je te considère comme une soumise tu devras te plier à mes règles et agir comme telle. Tu as vingt secondes pour finir de t’enlever ce qu’il te reste de vêtements, dans le cas contraire, la porte est derrière moi, maintenant que tu es venue, tu auras moins de mal à retrouver le métro. »

Son regard se fige, son sourire s’efface. Je devine ce qui lui passe par la tête, ce jeu sans conséquence devient réel, elle ne peut plus faire marche arrière et ça a l’air de la terrifier. Dans mon trouble, j’avais oublié qu’elle était sûrement comme moi, qu’elle masquait son trouble et son appréhension derrière un masque souriant. Tant pis pour elle, elle a joué avec le feu, reste à savoir si ce dernier nous réchauffera ou nous brulera le bout des doigts.

Elle se lève hésitante, regarde le sol, jette un regard furtif vers mon visage que je veux doux mais ferme et reprends sa veste. Merde. Je sens cette sensation désagréable au ventre, je commence à me demander si j’ai mal négocié cette affaire. Elle s’arrête. Nouveau haussement d’un sourcil chez moi. Elle repose sa veste et commence à enlever ses vêtements le regard vissé au sol, ses joues rougissent, elle sent mon regard dévorer ses formes généreuses. Je devine son trouble, sûrement un peu sa honte aussi mais ne peux m’empêcher de sourire, après tout, elle l’a voulu, elle l’a cherché.


Elle est désormais nue devant moi. Elle cache ses seins et son sexe de ses mains et n’ose toujours pas me
regarder. Elle est magnifique et je me dis alors que j’ai bien fait de la provoquer un peu.

- « Tes mains derrière le dos »
- « Non s’il te plait » murmure t-elle sans réussir à soutenir mon regard.
- « S’il vous plait Monsieur. » rectifie-je. « Tu as trois secondes, un », pas de réaction « deux », je ma vois
mordre ses lèvres et fermer les yeux, « trois… ». Elle s’exécute alors que je commençais à me diriger vers elle. Ses yeux sont fermés, ses lèvres pincées, elle n’avait visiblement pas pensé que ça serait aussi dur pour elle.
- « C’est très bien, je suis fier de toi, tiens voilà ton verre d’eau ».

Elle débute et doute un peu d’elle. Elle a tort, elle est très belle et son corps ferait perdre la tête à bien des gens. À ce moment elle est à moi. Je sens qu’elle se détend, elle semble avoir accepté la situation, et s’offre à moi. Elle me rend le verre d’eau avec un sourire gêné.
- « Merci Monsieur. »
- « Mais de rien L. » dis-je en lui caressant la joue. Elle semble apprécie et se frotte à ma main. « À quatre pattes maintenant, je vais te donner ce que je t’avais promis »

Elle obtempère rapidement, elle progresse vite la petite. Une fois installée, je me place derrière elle et lui caresse les fesses. Je sens son corps tressaillir, eh oui ma grande, on y est. Ma main s’abat durement sur sa croupe, laissant une trace rouge où se démarquent clairement mes cinq doigts, elle a crié, ça ne me surprend pas, elle va s’y faire. D’autres coups, sonores mais pas spécialement forts, suivent le premier, je sens qu’elle a déjà du mal.

- « Tout va bien L., tout va bien » dis-je alors en lui caressant les cheveux.
-
Elle hoche la tête. Je fais une pause et en profiter pour laisser mes mains vagabonder sur son corps, lui caressant les fesses, le dos, m’attarder un peu sur sa poitrine, titiller ses tétons dressés. Ca la fait se tortiller, ça m’amuse et me fait sourire. Puis vient un contact furtif sur ses lèvres et son clitoris. Elle est trempée la salope, remarque, si mon doigt n’était pas humide, j’aurais pu m’en douter rien qu’à sa manière d’onduler son bassin après le frôlement.

- « Et bah alors, on mouille déjà ? » dis-je d’un air moqueur tandis que son teint tourne au rouge pivoine.
- « Oui Monsieur… » parvient-elle à bredouiller.
- « Je suis très loin d’en avoir fini avec toi pourtant »

Sur ces mots, une nouvelle claque s’abat sur ses fesses, entrainant un cri de surprise et de douleur. Je continue quelques minutes, alterne entre les deux globes de chair, entre les zones, la sévérité, le délai entre chaque coup. J’adore la voir se raidir, se préparer pour un coup alors que ce dernier ne viendra que plus tard, la torture physique se mêle à la torture mentale. Tout son corps est tendu.

- « Tu as été assez punie ? »
- « Oui Monsieur » crie t-elle presque.
- « Tu penses que c’est à toi de décider ? »
- « … Non Monsieur »
- « Je vais devoir t’éduquer tu sais. »

Pas très fair play mais ça m’amuse tellement de la voir tomber dans un piège aussi bas. Elle a encore beaucoup à apprendre. Sur ces mots, je me saisis de la cravache et le cuir cingla sa peau d’ivoire laissant une trace écarlate sur son fessier. Elle gémit de douleur mais aussi de plaisir, je la soupçonne d’adorer ça. Un nouveau coup, moins fort mais sur l’intérieur des cuisses jusqu’à maintenant épargné. Rapidement ses cris se succèdent au rythme des stries rouges qui commencent à couvrir la zone visée.

J’arrête brusquement et caresse ses fesses meurtries. Sa peau est brûlante mais elle semble apprécier vu comme elle commence à se déhancher. Un sanglot lui échappe lorsqu’une ultime claque cingle ses fesses.

- « Shhh, tout va bien L., il fallait bien que je te punisse non ? »

Elle hoche la tête. Malgré la douleur, je sens qu’elle a adoré, son sexe est ruisselant et je ne résiste pas et y glosse deux doigts. Je la vois se cambrer, sa respiration est de plus en plus hachée et je la vois commencer à trembler, quelques aller-retour lui arrachent des larmes et des sanglots. Son corps se tend, est secoué de spasme avant de se détendre tandis qu’elle crie son plaisir. Mes doigts se retirent, je lui fais lécher avant de demander d’un ton autoritaire :

- « Tu as déjà joui L. ? »
- « Ou… Oui Monsieur. » répond t-elle haletante avec un grande sourire.
- « Sans demander l’autorisation ? », elle se raidit et écarquille les yeux en comprenant son erreur.
- « Pa… Pardon Monsieur j’ai oublié »
- « Tu crois que ça me fait plaisir de te punir ? » ajoute-je avant de lui décocher une gifle, juste assez forte pour la faire gémir de surprise. « Tant pis pour toi, il faut bien que ton éducation avance, c’est terminé pour toi, je ne te baiserai pas. »

Evidemment que ça me fait plaisir, sinon je ne le ferais pas, c’est le jeu, il faut bien que je prétende le contraire. Je la sens honteuse, déçue et en colère contre elle-même alors que je la redresse sur les genoux pour jouer avec ses seins et pincer ses tétons durcis par le plaisir. Elle ferme les yeux, contracte ses lèvres sous la douleur. Le bout de la cravache parcours sa poitrine avec l’avidité d’une guêpe sur du miel. De petites tapes ponctuent son pèlerinage sur ses seins. L. laisse échapper de petits cris délicieux. Elle est toujours à genoux devant moi, la cravache passe derrière elle et vient de nouveau mordre ses fesses. Et encore. Je la vois commencer à ne plus supporter le cuir cruel de mon outil, deux dernières claques sur l’intérieur de chaque cuisse et je juge que c’est assez, elle devrait retenir la leçon.

Elle a bien mérité de me sucer. Une claque, une autre avant de sortir mon sexe dressé par la punition.

- « Tire la langue »

Elle obéit sans un mot, je sens qu’elle a à cœur de se racheter, mais c’est trop tard, je ne reviendrai pas sur ma décision, il faut bien qu’elle apprenne. Je tapote alors sa langue du bout de mon pénis avant de l’enfourner dans sa bouche avant de la laisser faire. Je dois dire qu’elle suce très bien, je sens sa langue virevolter sur mon gland et le plaisir monter. Quelques minutes plus tard je maintiens sa tête dans mes mains et commencer à lui baiser la bouche, je laisse volontiers l’extase s’emparer de moi, après tout elle a fauté et ne sera pas baisée pour l’instant, aucune raison de me retenir.


Dans un long râle, je me répands au fond de sa gorge. Cette fellation était divine et je la félicite en me retirant.






- « C’est bien L. » dis-je en lui caressant les cheveux.
- « Merci de m’éduquer Monsieur, j’ai envie d’être une bonne chienne pour vous, merci de me punir, je vais devenir une bonne soumise, punissez moi encore. ». Je la regarde en souriant, sentant son potentiel.
- « Chiche ? » lui demande-je en riant.








Brood 

mardi 6 mai 2014

lundi 7 avril 2014

Contrastes.





" Étrange mystère d'être soi soudain comme face à l'inconnu
Se sentir comme pris dans les phares ou dans l'effroi de la lumière crue
Et que si j'ose j'appuie sur pause pour rassembler vice et vertu "

Buridane - vice et vertu

mardi 1 avril 2014

Dans l'ombre d'un songe.




Pour vivre un ailleurs n'est-il pas primordial d'avoir un chez soi ? Et à l'inverse,  pour vivre sereinement son chez soi ne serait-il pas important d'avoir un ailleurs ?



Chacun sa chimère

Sous un grand ciel gris, dans une grande plaine poudreuse, sans chemins, sans gazon, sans un chardon, sans une ortie, je rencontrai plusieurs hommes qui marchaient courbés.

Chacun d'eux portait sur son dos une énorme Chimère, aussi lourde qu'un sac de farine ou de charbon, ou le fourniment d'un fantassin romain.

Mais la monstrueuse bête n'était pas un poids inerte; au contraire, elle enveloppait et opprimait l'homme de ses muscles élastiques et puissants; elle s'agrafait avec ses deux vastes griffes à la poitrine de sa monture et sa tête fabuleuse surmontait le front de l'homme, comme un de ces casques horribles par lesquels les anciens guerriers espéraient ajouter à la terreur de l'ennemi.

Je questionnai l'un de ces hommes, et je lui demandai où ils allaient ainsi. Il me répondit qu'il n'en savait rien, ni lui, ni les autres; mais qu'évidemment ils allaient quelque part, puisqu'ils étaient poussés par un invincible besoin de marcher.

Chose curieuse à noter : aucun de ces voyageurs n'avait l'air irrité contre la bête féroce suspendue à son cou et collée à son dos; on eût dit qu'il la considérait comme faisant partie de lui-même. Tous ces visages fatigués et sérieux ne témoignaient d'aucun désespoir; sous la coupole spleenétique' du ciel, les pieds plongés dans la poussière d'un sol aussi désolé que ce ciel, ils cheminaient avec la physionomie résignée de ceux qui sont condamnés à espérer toujours.

Et le cortège passa à côté de moi et s'enfonça dans l'atmosphère de l'horizon, à l'endroit où la surface arrondie de la planète se dérobe à la curiosité du regard humain.

Et pendant quelques instants je m'obstinai à vouloir comprendre ce mystère; mais bientôt l'irrésistible Indifférence s'abattit sur moi, et j'en fus plus lourdement accablé qu'ils ne l'étaient eux-mêmes par leurs écrasantes Chimères.

Charles Baudelaire 

Perdue dans tes bras- Emilie Simon.

dimanche 23 mars 2014

Dignité.




   " Patience et longueur de temps font plus que force et rage " Jean de la Fontaine.



" Il n'y a point de bonheur sans courage, ni de vertu sans combat " Jean Jacques Rousseau.




 " Il faut recevoir les calomnies avec plus de calme que de cailloux " Antithène.









" Le bonheur ne se définit pas par un grand calme, mais plutôt par la sensation d'être terriblement vivant "  Tara Depré.
                








  " Dream on... Dream until your dreams come 
    true..."









" Pas d'inquiétude, je vis alors je vais bien " Farore :p