dimanche 17 décembre 2017

L'histoire d'un pseudo...


Eilinel… Parce que c’est bien plus qu’un pseudo
Après presque trois ans, je vous livre l’histoire de ce nom.
Tout part d’un garçon… Bravo la féministe !
J’ai fait sa connaissance sur un site de rencontres tout ce qu’il y a de plus vanille et sinistre. Je m’y étais inscrite sans trop savoir ce que j’y cherchais ; passer le temps, certainement… C’est lui qui est venu me parler. Des échanges tout à fait banals qui, à la longue, m’ennuyaient. Et puis il y a eu un tournant : il aimait les jeux de dominations, et tout à coup j’étais toute ouïe.
On s’est rencontrés un matin, autour d’un verre, dans un café ringard. On a parlé de tout et de rien, on se plaisait. Puis (ne me demandez pas comment on en est arrivés là, je ne m’en souviens plus), je lui ai donné un « casse tête » à résoudre, toute fière de lui dire que je l’avais résolu très rapidement. Il galérait clairement, alors m’est venue l’idée de lui dire que nous nous reverrions uniquement lorsqu’il y serait parvenu. Il a été surpris par mon culot mais, aimant les défis, accepta. C’est triomphante que je l’ai laissé.
Plus tard dans l’après midi, je reçois un message avec pour photo le « casse tête » résolu, avec un commentaire indiquant qu’il y avait passé un temps fou. J’en ai été flattée.
Cela a marqué le début de nos jeux.
Après quelques difficultés à faire coïncider nos emplois du temps, il est venu me chercher à la sortie de l’endroit où je faisais quelques heures de bénévolat, toujours dans le souci de m’occuper. Il m’a emmené dans un autre café, encore plus sordide que le premier, et on a commencé gentiment à se titiller un peu. Ce très beau jeune homme, avec des yeux bleus magnifiques, avait aussi un sourire à faire fondre du béton.
C’est ce jour là que j’ai compris, au détour de la discussion, qu’il était en couple : il a en effet détourné honteusement le regard quand je lui ai dit que sur le site il n’y avait que des mecs mariés (grillé !). Je m’en suis amusée intérieurement. À dire vrai je n’en avais que faire ; ce n’était pas mon problème après tout.
À la fin de cette entrevue, il a voulu me raccompagner chez moi. J’ai rétorqué que j’étais une grande fille et j’ai tourné les talons, sans même un regard de plus pour lui. Il m’a confié qu’il était tombé sous le charme de mon tempérament et de mon insolence (il allait être servi).
Nous avons poursuivi nos échanges avant de décider de nous revoir. Mais cette fois, Monsieur voulait goûter à mes lèvres. Très bien, mais je lui ai dit qu’il y aurait quelques conditions, laissant planer le mystère.
Afin de le retrouver il me fit faire un petit jeu de piste sous formes d’énigmes. À son terme, je me retrouvai dans un parking sous terrain ; décidément le jeune homme aimait les lieux glauques. Il m’attendait dans sa voiture où je l’ai rejoint pour lui tendre un petit billet où il y avait mes fameuses conditions.
Il s’en est saisi, amusé, et a lu son contenu. Je lui faisais savoir qu’il pouvait m’embrasser, mais sans les mains, uniquement avec sa bouche, de mes doigts à mes lèvres.
Il a replié le mot en me disant : « Ah, Mademoiselle est joueuse. Très bien. »
Il a alors commencé à baiser ma main, mon poignet… Doucement, tendrement… Il a fait glisser ses lèvres le long de mon bras, avant de se retrouver dans le berceau de ma nuque. Il s’est fait saisir par les effluves de mon parfum, tout en laissant échapper son souffle, ce qui me procura des frissons dans tout le corps avant que ma respiration ne s’emballe à son tour. Il a terminé son voyage sur la commissure de mes lèvres, avant de m’embrasser. Nous nous sommes regardés, laissant le temps en suspend. Nous nous sommes souri.
Et puis je lui ai dit qu’il était temps que je rentre. Offusqué et hébété, il m’a demandé si j’étais sérieuse. J’ai ouvert la porte de la voiture pour descendre. Il a juste eu le temps de m’asséner une claque sur les fesses et je l’ai laissé en plan, comme ça. La claque sur les fesses n’était pas comprise dans mes conditions mais je lui ai accordé cette petite sortie de route. Je suis rentrée chez moi, frustrée certes, mais tellement fière de mon œuvre.
Des petits jeux comme ceux là, il y en a eu beaucoup avant même de confondre nos corps dans un quelque chose de plus charnel. On mettait un point d’honneur à faire grimper la température au fil de nos entrevues. C’était… intense.
Ce n’était pas toujours simple de trouver le temps de se voir, pris que nous étions tous deux par nos responsabilités, mais on y parvenait tout de même. On a même réussi à se voir deux fois une même journée. Quasiment toujours dans des endroits différents, de moins en moins lugubres. Je déteste la ville où je vis, mais elle contient cependant tout un tas d’endroits qui me renvoient à nos rencontres, et ceux là me donnent toujours un smile d’enfer, avec une petite pointe de nostalgie.
On s’est rencontré dans le chaos de mon divorce et lui dans le flottement de l’ennui de sa petite vie bien rangée. On avait chacun des raisons de magnifier cette relation et de la maintenir fraiche et légère. Il n’y avait, de toute façon, rien d’autre à envisager entre nous, et c’est très probablement ce qui l’a rendue aussi magique. Rien que du plaisir.
Nous avons joué ainsi des semaines durant, puis des mois. Nos moments se sont teintés d’une harmonie sexuelle complètement dingue, tout en sauvegardant ces petits plus ludiques.
Il y a eu cette fois où je lui ai demandé de deviner si je porterais une jupe ou une robe, lui annonçant que, s’il se trompait, il aurait un gage. Il fallait voir sa tête quand il m’a vu débarquer en jean. Il n’était pas très content d’ailleurs et m’a promis une fessée (chouette alors !).
Nous sommes arrivés dans mon endroit préféré autour de Brest, un vieux fort avec vue sur la mer, un délice pour les amoureux de la nature et des univers un peu sauvages. J’y avais déjà reçu quelques fessées, mais ça c’est une autre histoire.
Il m’a retourné contre la pierre froide du fort, après avoir vérifié qu’aucun promeneur ne viendrait briser notre complicité. Il a commencé à me fesser, grommelant que je n’étais qu’une vilaine tricheuse. Heureusement il ne me voyait pas me marrer. Il a commencé à baisser mon pantalon tout en me grondant.
Et…
« Bah alors, tu parles plus ? » lui ai-je demandé.
Il fut quelque peu décontenancé en découvrant ce qui se cachait sous ce vilain jean. Quand le méchant le loup se transforme en petit garçon en lorgnant sur un porte jarretelle et des bas couture…
« Vilaine tentatrice » m’a-t-il susurré à l’oreille.
C’est ainsi que je me suis vue décerner un sacré bel Oscar ce jour là. Je crois que j’en rougirai encore longtemps.
On s’est vus, revus, encore et encore. J’ai eu la chance de lui faire une ode orale sous la grêle. Nous nous sommes faits surprendre par une cavalière certainement plus gênée que nous, par un chien curieux derrière un arbre dans un parc…
Mais il y a eu cette fois où on s’est fait reluquer par un monsieur sur son voilier, pendant qu’il m’embrasait l’intérieur de ma tranchée secrète, là où on trouve les bunkers face à la mer. L’homme s’est écrié : « Faites l’amour, pas la guerre ! » On était clairement frivole, intrépide, on se fichait totalement du monde autour de nous, et on en riait.
C’était une passion dévorante sans aucune fausse note, sans heurt. Une histoire où je ne me suis jamais aussi sentie belle et désirable, soumise et dominante, légère et dépravée… Libre, en fait.
Alors oui, arrive ce jour où la passion s’essouffle, où il devient difficile de se renouveler sans cesse, de surprendre l’autre. Nous avons su nous arrêter à temps, avant qu’on en vienne à s’en vouloir, à se faire du mal, en emportant avec nous dans la boîte de nos souvenirs chacun de ces instants de malice, de fougue et de tendresse.
L’unique regret est de n’avoir jamais réussi à faire l’amour dans un lit (si, ça c’est pas cool en vrai).
Alors Eilinel c’est lui qui l’a choisi. Cela veut dire étoile-reine. Lui, lui était mon maestro, mon éphémère.
Mais Eilinel c’est bien plus qu’un nom donné par quelqu’un qui, certes, a marqué pour toujours mes souvenirs : c’est aussi la marque d’une féminité retrouvée, d’une liberté acquise et celle d’une véritable renaissance.
Eilinel c’est juste la gravure de celle que j’ai décidé d’être et de prendre en main.




mardi 12 décembre 2017

Toute une histoire...


Depuis quelques jours Salomé trouvait Théophile distant. Elle se creusait pourtant la tête pour provoquer son désir de jouer. Des airs coquins remplis d'envie, des gestes plus téméraires ; elle se baladait même nue dans leur petit trois pièces, se crémant le corps sur le canapé, l'air de rien... mais rien n'y faisait : il souriait et l'embrassait tendrement sur le front.
« Pas ce soir mon cœur. »
Salomé battait en retraite en boudant et se sentant ignorée. Elle avait cela en horreur.
Ce matin-là, elle envoya un SMS très licencieux à son amoureux, espérant rallumer son désir, mais Théophile lui répondit qu'il n'avait pas trop la tête à cela en ce moment, qu'au boulot c'était compliqué avec Marc qui visait la même promotion que lui, et que des histoires de famille lui prenaient la tête.
Elle insista un peu, arguant que ça lui ferait sûrement du bien. Il reçut son message en sortant d'une réunion de crise, organisée parce que son entreprise avait perdu un très gros client. Il lui répondit sèchement que, ce soir en rentrant, il voudrait être tranquille, qu'elle devrait s'organiser une sortie avec ses copines pour éviter de s'attirer ses foudres.
Salomé, vexée et irritée, pensa d'abord à faire ce que son compagnon lui conseillait mais elle ne voulait pas laisser s'éterniser autant de frustration, alors elle pensa un plan d'attaque.
Elle lui écrivit qu'elle serait sortie lorsqu'il rentrerait ce soir. À la fin de sa journée, elle prit le bus, sans même dire au revoir à ses collègues et se précipita chez eux.
Elle se dirigea directement vers la douche : elle n'avait qu'une demi-heure avant que son amour ne passe le pas de la porte. Elle remit ses boucles en place à l'aide d'un soin puis, après avoir mis du mascara, se dessina les lèvres d'un joli grenat automnal.
Elle sortit d'une boîte, en haut du dressing, dans leur chambre à coucher, un déshabillé transparent et un porte-jarretelles noir, enfila une paire de bas et les escarpins Pura Lopez aux talons de 10 cm qu'elle avait obtenus pendant les soldes.
Elle avait préparé une lettre à son bureau t farfouilla dans le salon à la recherche d'une enveloppe carrée afin de la cacheter avec de la cire rouge. Elle se crama l'index dans sa hâte et maladresse. Après avoir refroidi sa main sous le robinet, elle s'installa sur le bord du canapé et l'attendit ainsi, lettre posée sur la naissance de ses fesses.
Quelques minutes plus tard, Théophile fit son entrée, posa son manteau et son écharpe, puis retira ses chaussures, pressé d'aller s'affaler.
C'est confus qu'il découvrit sa belle, penchée sur leur canapé.
« Tu ne m'avais pas dit que tu sortais ce soir ? »
Salomé resta silencieuse, le laissant approcher et prendre possession de la lettre. Bien qu'hébété, il ouvrit le billet et en découvrit le contenu.
« Mon amour,
Il semble que, depuis quelques temps, ton esprit s'éloigne de nous, pris par tout un tas de choses à ton travail.
Je ne supporte pas de te savoir dans un torrent de négativités. Je mets donc mon corps à ta disposition afin que tu expulses tes démons.
Et puis, mon coeur, tu ne peux pas me laisser dans un recoin de notre nid éternellement, j'ai ça en horreur. Alors, s'il te plaît, pourrais-tu punir la terrible petite égocentrique que je suis et qui ne veut pas que tu ne détournes de nos jeux ?
Libère-toi des affres de tes préoccupations et fais les cingler sur mes chairs.
Je t'aime.
Salomé. »
Théophile ne put contenir un sourire et déposa un baiser sur la joue de sa poupée en lui murmurant :
« Très bien, tu l'auras voulu. »
Salomé se trouva parcourue par un frisson quand la main de son adoré, après avoir glissé le long de sa chute de reins, administra une magistrale frappe sur ses fesses.
Après une dizaines de claques, Théophile, fit échapper la ceinture qui encerclait sa taille. Il fit cingler l'éros de ses pulsions dans un tourbillon sadique qui dura de nombreuses minutes.
Vidé, épuisé, il jeta le cuir au sol et écrasa son torse sur le dos de Salomé, toujours muette.
Leur coeurs battaient la chamade et, leurs souffles en harmonie, Théophile saisit les cheveux de son pantin pour lui demander si c'était ce qu'elle attendait. Elle répondit timidement un « Presque », plongeant ses yeux noirs dans ceux de son partenaire.
« Et que veux-tu d'autre ? », dit-il froidement en tirant sa chevelure vers son visage.
Elle n'osa répondre, intimidée. De sa main gauche, tout en la maintenant par la crinière, il caressa ses nymphes jusqu'au mont de sa féminité où il fit danser son majeur. Salomé perdit le contrôle de ses gémissements et, petit à petit, se laissa gagner par l'extase.
Théophile se trouva bien à l'étroit et prit la main de Salomé pour qu'elle déboutonne son jean.
Puis il lui fit sauvagement l'amour.
Les deux amants, repus et sereins, étreints l'un contre l'autre, savouraient ces retrouvailles avec délice et malice, se babillant des mots doux.


samedi 18 novembre 2017

Rien qu'un vertige



Suite à une provocation, tu veux m'envoyer au coin, mais je refuse. Dans un calme olympien, après quelques encouragements à obéir, tu t'approches pour me gifler. Vexée, je réfugie mon ego blessé dans cet angle droit.
Tu m'y laisses très peu de temps finalement, puis tu me demandes de venir te faire face. C'est là que tu me dis que je devrai présenter mes excuses à genoux ; c'est le prix à payer quand je te fais répéter plusieurs fois les choses. Nerveusement, je te ris au nez.
Tu me couches sur tes genoux pour une fessée déculottée. J'ai les fesses bien marquées de récentes corrections, ma résistance est moindre et je m'agite très vite. Cependant tu ne m'épargnes rien, peut-être veux-tu que cette fessée soit rapide et efficace. Après une dernière claque appuyée tu me relèves, pensant à tort que cela suffira.
C'est sans compter sur ma ténacité à ne pas accepter l'humiliation sans me battre. Contre qui, contre quoi ?
Moi même, très certainement.
Le rapport de force s'installe, doucement. C'est grisant mais aussi culpabilisant. Je n'arrive pas à faire sans. Qu'à cela ne tienne : tu es plus têtu que moi. J'ai perdu d'avance, mais je ne t'offre rien sans lutter. C'est pénible, et aussi pour moi-même ; je ne comprends pas toujours ce besoin de tenir tête.
Mais… c'est comme ça.
Je joue avec mes cheveux ; mes longues boucles brunes cachent la honte qui se dessine sur mon visage ; tu m'ordonnes de les laisser tranquille, je lève les yeux au ciel. Oui, à ce moment là tu m'agaces, tu m'agaces de vouloir me priver de ce refuge qu'est ma tignasse, tu m'agaces à toujours désirer que je te regarde dans les yeux quand je ne le veux pas, tu m'agaces de lire en moi.
Alors mon regard s'attarde d'agacement au plafond, et je souffle, pour couronner le tout.
Là c'est moi qui t'agace et, une gifle plus tard, mes yeux se vissent au sol, mais ce n'est toujours pas ce que tu veux. Maintenant je joue avec mes doigts en mordant ma lèvre supérieure, mon attention toujours scellée sur ta moquette.
« Arrête de jouer avec tes doigts ! »
J'exalte mon indignation dans un soupir, tout en rangeant mes mains derrière mon dos pour moins de tentations. Cela ne suffit pas à échapper à une énième gifle. Je fulmine.
« Tu comptes t'excuser à genoux ? »
Un « non » plus tard, je me retrouve sur tes genoux. Une volée, au coin, toujours le même refus, une autre, encore le coin. Tout va très vite, je n'ai pas le temps de reprendre mes esprits, je me sens de plus en plus désorientée.
Je suis prise d'un petit vertige, j'ai du mal à respirer, c'est trop rapide, je ne sais plus où je suis. Tu le vois, tu marques une pause et tu m'offres à boire. Je dois retourner au coin quand ça ira mieux.
Tu accompagnes le coin d'un compte à rebours de cinq minutes, sur ton téléphone. Cinq minutes, voilà le temps qu'il me reste pour venir te demander pardon selon tes désirs. La pause a eu son effet, mon esprit taquin reprend le dessus. J'appuie discrètement sur « pause », mais je te vois dans le reflet de l'écran, tu es juste derrière et tu vois pertinemment l'erreur que je commets. Me voilà de nouveau sur tes genoux; je me prends une raclée, et tu me renvoies au coin en remettant le compte à rebours à zéro.
Le temps défile doucement, et je m'entête à le laisser s'écouler. Je découvre sur l'application le « +1 min » ; c'est beaucoup trop tentant pour que je me résolve à ne pas cliquer dessus, une première fois, puis une deuxième. Je sens bien que tu n'es plus derrière moi. Fière de ma bêtise, je pouffe dans mon coin. Ma jubilation attire ton attention et tu ironises, mais tout de même irrité, sur le fait que le temps est bien plus long que tu ne le pensais. Je tente à mon tour de plaisanter sur le fait que je puisse être une magicienne.
Abracadabra, tu vas chercher la canne en guise de baguette occulte pour dompter mon insolence. Tu me grondes fort, je me dis que j'ai poussé trop loin, tu n'es vraiment pas content. Fichu culpabilité dévorante, je sens perler mes regrets.
Allongée sur ton canapé j'attends les coups cinglants qui viendront zébrer mon séant. Tu t'amuses de détenir le temps entre tes mains. Tu me demandes combien de coups cela mérite. Je te vois venir. Non, pas ça ! Tu insistes, je ne pipe mot. Tu hausses le ton et répètes la question. Ma rébellion s'épuise, mon esprit lâche, mes barrières succombent, je pleure.
« Alors, combien ? »
Je cherche un nombre acceptable mais le plus bas possible.
J'opte pour douze.
J'ai bien conscience que tout ce cinéma mérite bien plus, mais je ne crois pas pouvoir en supporter plus. Tu sais également que ça mérite le double, mais va pour douze.
« Evidemment tu comptes ! »
Un, deux, trois…
Je suis où déjà ?
Quatre, cinq, six...
(… cueillir des cerises)
Sept, huit, neuf…
Je serre les dents, les derniers seront plus durs.
Dix… Pfff.
Onze… Grrr.
Dans un sanglot, j'étouffe un cri. Douze.
Je veux tes bras, là, tout de suite, maintenant, mais tu n'en as pas fini avec moi. Je dois encore demander pardon. Je me relève, m'agenouille devant toi. Tu me demandes de te dire pourquoi j'ai été punie, ce que j'ai reçu. Je te maudis en levant les yeux au ciel.
« Attention L. ! Et regarde moi dans les yeux »
Dernière ligne droite à ce vertige ; je te présente mes excuses, retenant tout tic et geste d'humeur ; c'est beaucoup de concentration mais je finis par y arriver.
Tu es fier et m'accueille dans tes bras, où je me réfugie, secouée par tout ce tumulte, et lâche prise encerclée de ta tendresse.


lundi 7 août 2017

Rien qu'une petite vicieuse






Elle frétille d'impatience lorsqu'elle entend la voiture à l'approche de la maison.
Des semaines qu'elle ne la pas vu, un déplacement par çi, un déplacement par là, elle ne pense qu'à une chose : se lover dans ses bras.
A peine a t-il pris place dans l'allée qu'elle coure à sa rencontre, puis se jette à son cou.
Malgré les heures de route, il est lui aussi très heureux de la retrouver et l'emmaillote tendrement.
Elle tente de lui faire promettre de ne plus la quitter si longtemps, son coeur fond mais c'est ainsi, alors il la sert encore plus fort.
Il lui demande comment elle va, mieux depuis qu'il est là, elle lui demande s'il a fait bonne route, longue et bouchonneuse.

Elle lui murmure alors : " J'ai envie de toi ! ''. Il lui sourit, lui souffle d'attendre encore un peu, qu'ils ne sont pas seuls, que le moment viendra très vite. Vexée, elle se fait malicieuse :
" Ah oui tu es sur ? " Il se doute qu'elle a une idée derrière la tête, alors il sourit et hoche la tête.
" Très bien, comme tu veux, mais je vais être indécente et c'est toi qui me suppliera pour qu'on aille s'isoler ''.
Il tente de la rassurer, que ça viendra vite, qu'il faut qu'elle soit raisonnable, qu'il ne faut pas qu'elle se donne en spectacle.
Elle le snobe du regard : '' Indécente je t'ai dit ''
Il agrippe fermement son poignée : " Je te le déconseille, jeune fille, tu vas rester très sage jusque ce qu'en décide autrement "
Malicieuse, elle lui demande ce qu'il se passera sinon. Il lui prend la nuque et l'amène vers son oreille, il bloque son visage d'un doigt pour qu'elle ne puisse se dérober : " Et bien sinon, je te mets une fessée devant tes amis "
Boudeuse, elle lui dit qu'il est méchant qu'elle a juste très envie de lui que ce n'est pas sa faute.
Il la câline en lui disant qu'il a aussi très envie d'elle mais que maintenant ils doivent aller rejoindre leurs amis, qu'il n'a même pas encore été les saluer. Il embrasse son front en lui conseillant de sa tenir à carreau.
Résignée elle le suit et tente de maquer sa frustration.

Il salut l'assemblé et puis s'assoit. Il voudrait qu'elle le rejoigne mais elle préfère pavaner dans tous les sens, lui jeter quelques regards provoquant, alors il saisi sa main au passage et la tire sur lui.
" Reste là maintenant ! "

Il ne reste pas indifférent à ce qu'elle lui a glissé à l'oreille en arrivant, lui aussi aimerait qu'ils soient seuls.

 La garce l'a excité, il se sent monter.

Elle veut aller aux toilettes, il lui demande si elle peut attendre un peu, discrètement.
Quand elle comprend que c'est pour cacher son érection, elle s'en amuse dans un premier temps, puis elle a l'idée de retirer son gilet et le poser sur lui quand elle se lève.
Avant de rentrer dans la maison, il lui fait un petit clin d'oeil complice.

A son retour, elle reprend place sur ses genoux. Tout le monde se met à parler, se raconter, rire...
Mais elle a la tête ailleurs, elle visualise tout un tas d'images obscènes, son souffle se fait plus rapide, elle fait glisser ses mains le longs de ses cuisses, commence à se cambrer.
Elle imagine son homme la retourner, lui retirant d'une traite sa culotte et la pénétrer profondémement.
Sans trop s'en rendre compte elle commence à onduler.
Pour la calmer de peur qu'elle ne se fasse repérer il lui enfonce ses ongles dans les cuisses, mais c'est trop tard son bassin danse et elle cherche à créer un aimant avec son bas ventre et son sexe qui s'agite.

Il lui tire l'oreille pour essayer de lui faire comprendre qu'il faudrait qu'elle arrête

Cela attire l'attention d'une amie : '' Ba alors elle fait déjà des bêtises ? '' dit elle joyeusement.

Il rompt le silence de l'assistance : " Bon je crois mes amis que nous avons une vilaine petite dévergondée qui si elle continue va finir au coin pour calmer ses ardeurs "
Elle sort immédiatement de ses rêveries, mortifiée et embarrassée.
Tous les regards se braquent sur elle, s'empourpre ne sachant plus que dire.

'' Tu ne veux pas leur expliquer ? '' , elle ne pipe pas mot. De petites curieuses tentent bien d'en savoir plus à coup de : " Ba oui dis nous " accompagné de tirage de langue.

Puis prise d'un regain de fierté elle bondit de ses genoux et retire son gilet mettant à la vue de tous la bosse sous le pantalon de son amoureux. Elle ajoute " Comment voulez vous que je reste tranquille moi avec ça ? " se planquant le visage dans son gilet, morte de rire.

Il se lève...

( à suivre )


samedi 25 mars 2017

Parce que c'est la honte...







La soirée se déroule à merveille, je suis comme un poisson dans l’eau, entourée de personnes toutes plus âgées que moi. Bien qu’intimidée au début, j’arrive à suivre les discussions.
Je l’avais appréhendé cette soirée, allais-je sentir un si grand décalage dans les conversations ? Il n’en est rien. Je suis paisible et soulagée. On parle de nos pratiques, sans trop de détails finalement, 
J’apprécie la pudeur de certains et l’humour perché d’autres. Je suis bien.

Tu regardes ta montre, puis dit à haut voix, attirant toutes les attentions :

 ‘’ Il est minuit ma puce, il est temps pour toi d’aller au lit ‘’


La honte !


J’éclate nerveusement de rires, ne croyant pas une minute au sérieux de tes mots.
Je te toise, un peu humiliée par ta réflexion me rappelant d’un coup que je suis la plus jeune. Le silence pensant de l’assemblée qui oscille entre l’envie de rejoindre mes rires et l’embarassement de ne pas savoir si vraiment tu fais preuve d’ironie. Ils ont compris bien avant moi que cela n’avait rien d’une plaisanterie.
Je t’entends reprendre :

 ‘’ Je suis très sérieux, tu vas te mettre en pyjama, te brosser les dents et revenir nous souhaiter une bonne nuit. Ne fais pas la moue je viendrai te border ‘’

C’est là que je comprends, les yeux rivés sur moi, que je suis prise au piège. Coincée entre mon orgueil et le désir de m’exécuter sans broncher.
Cependant je reste figée, je me sens incapable d’obéir alors qu’il y a encore quelques minutes j'appartenais aux débats.
Sentant la resistance s’emparer de moi, tu prends mon visage entre tes mains, m’embrasse le front et d’une voix douce tu m’encourages à y aller.

‘’ NON ! ‘’

C’est droit dans les yeux que je lâche ce refus.
Tu ne sembles pas surpris, et je t’en veux déjà d’avoir prémédité ma réaction.
Le rapport de force silencieux s’installe, je te connais patient, tu me sais têtue.


La honte !


Je n’ose regarder autour de moi, j’imagine tes hôtes gênés, ou peut être amusés, je ne sais pas trop dans le fond, je ne veux pas voir, j’ai trop honte de la situation. Je ne peux accéder à ta demande sans rapport de force, ma fierté s’y refuse, elle ne soumettra pas aux yeux d’inconnus sans combattre.

Je me perds doucement dans le fil de mes pensées, à cet instant suspendu, je me dissocie de la réalité pour ne pas l’affronter.
Tu me rappelles à l’ordre, je refuse encore. Tu comptes

 ‘’ UN , L., ne fais pas l’enfant ‘’ 

Quelle ironie, la colère montre en moi, mais je ne dis toujours rien.

‘’ DEUX, ne m’oblige pas à me fâcher ‘’ 

Mes yeux se noircissent et je te fustige du regard, je n’ai même pas le temps de te dire ce que j’ai sur le coeur que je t’entends dire :

‘’ TROIS, tu l’auras voulu ‘’


La honte !


Tu prends mon poignet, je resiste mais tu m’entraines à travers le salon pour m’emmener dans la chambre. Tu laisses la porte ouverte, surement exprès.
Tu me jettes sur tes genoux après t’être assis sur le rebord du lit. Je me débats, cherche à me dérober de ton emprise, mais tu coinces mes jambes avec la tienne et tu commences à me fesser.

‘’ Fais pas ça s’il te plait
- Tu me laisses le choix là ? ‘’

Tu ne me fais aucun cadeau, tu frappes fort, sans progression. Je rage intérieurement, je t’en veux, je te déteste même à cet instant. Mais tu poursuis sans relâche. Je crie, je supplie, je t’implore, mais je le sais ça ne sert à rien tu veux me faire craquer.
Alors je serre les dents, et puis quoi encore je ne vais pas te donner raison si facilement, tu veux taper et bien vas y tu n’y arriveras pas, tentais je de me convaincre.
Tu soulèves ma jupe, puis baisse ma culotte d’un geste, et tu continues, fort. Tu ne parles pas, tu exploses ta colère sur mes fesses, je t’ai défié et publiquement, je le sais tu ne me laisseras pas passer ça.

Je peine à respirer, j’ai chaud, je ne peux bouger, j’ai mal… Tu ne t’arrêtes pas, et vu la force de tes frappes tu dois avoir mal à la main, mais ça ne te fais pas faiblir.
Je recommence à te demander d’arrêter, mais tu refuses, c’est toi qui décide.
Mon égo s’écrase un peu plus à chacune de tes claques, j’ai perdu je commence à me rendre.
Je marmonne un ‘’ d’accord j’ai compris ‘’ tu me rétorques un ‘’ Je ne suis pas sur encore ‘’
Je promets, je jure, mais tu n’es toujours pas satisfait.

Je pleure… Doucement, je les étouffe dans le matela. Tu n’arrêtes pas, alors je ne trouve plus la force de les contenir et je lâche complètement.

Tu fesses encore, je ne resistes plus , j’attends que ça passe en sanglots.
Tu arrêtes et me libères, mes jambes tombent au sol et je mets mon visage contre tes genoux. Tu es essouflé.
 Tu me caresses les cheveux, je fonds intérieurement.

‘’ C’est fini. Chut, calme toi, c’est fini ‘’ me dis tu

je reprends doucement mes esprits, réalisant avec effroie que nous ne sommes pas seuls, j’avais oublié, personne n’a du perdre une miette de ce qu’il vient de se passer.


La honte !


‘’ Tu vas m’écouter maintenant ? ‘’

Je secoue frénétiquement la tête de haut en bas.

‘’ Bien, tu vas te mettre en pyjama maintenant, te brosser les dents. Puis tu viendras dire bonne nuit à tout le monde et tu demanderas pardon pour cette scène grotesque que tu viens de nous jouer 
‘- Non pas ça , je t’en prie 
- Si et ne t’avise même pas discuter ou je pousse le vice jusqu'à exhiber tes fesses endolories à la vue de tous. Nous sommes d’accord ? ‘’

Je pleure de nouveau.

‘’ L. ? 
- Oui d’accord ‘’

Tu poses un baiser sur mon front et sors rejoindre tes amis.

Je vais à la salle de bain, je prends mon temps, comme pour en gagner un peu naïvement. Et puis, lorsque je me trouve en pyjama, démaquillée, les dents propres, coiffée … je dois bien me résoudre à affronter mon engagement.
Je suis nerveuse et pas à l’aise, mais j’avance pas à pas vers le salon. J’ai le coeur qui fait des bonds et les yeux qui ne quittent plus le sol.
J’entremèle mes doigts, je joue avec, je ne veux pas les regarder.

Je suis dans le salon, je me sens comme nu devant une foule d’inconnus, les regards sont braqués sur moi, j’ai beau ne pas les voir, je les sens, et je suis honteuse et toute petite.

Je prends une grande inspiration, puis une deuxième, je déglutie fortement, personne ne dit rien, ils attendent tous que j’obéisse.
Je toussote, une troisième inspiration et c’est la bonne, je me lance :

‘’ Je vous souhaite une bonne nuit et … 

( aller encore une inspiration pour la route ) 

je vous demande pardon pour mon comportement ‘

La dernière syllabe se confronte avec les pleurs qui reviennent.


La honte !


‘’ C’est mieux L., tu es pardonnée, tu peux aller te coucher paisiblement, je vais venir t’embrasser. File ! ‘’

Et c’est sans me faire prier que cette fois je m’exécute.

Je ne sais plus quand exactement tu es venue me rejoindre, je devais être à moitié endormie, épuisée par tout ce remue ménage. Je t’ai juste entendu me dire :

 ‘’ Je suis fière de toi, c’était une grosse épreuve, dors bien ma puce ‘’

La honte s’efface pour laisser place au sommeil le sourire aux lèvres.  


vendredi 3 février 2017

Rien qu'un inédit

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C'était un jour comme les autres, Isyl se levait mécaniquement de son lit, prenait sa douche, brossait en chignon ses cheveux et se maquillait légèrement.
Elle déposait ses enfants à l'école, prenait les transports afin de rejoindre son travail où elle effectuait ses tâches, souriait aux clients, discutait avec ses collègues et sa journée terminée faisait le chemin inverse afin de rentrait chez elle.
Une boucle habituelle et bien rodée. Celle d'une femme de son âge, rangée et correcte.
Personne ne pouvait deviner qu'elle avait ses secrets.
Personne ne pouvait savoir en la voyant qu'elle avait une vie parallèle.

Certains week-end elle quittait la brume bretonne, prenant un train pour rejoindre ses ombres masochistes. Il l'attendait toujours à la gare, ils montaient tout deux dans sa voiture pour aller sans son antre.

C'est ainsi, qu'elle brisait son quotidien. Mais tout feint à devenir une habitude, elle savait par avance, qu'il finirait par la plonger sur ses genoux, par lui claquait ses rebondis, par lui relevait la jupe qu'elle aurait pris soin de choisir, il frapperait encore et encore, s'haletant mutuellement d'un plaisir intime, puis il baisserait son dessous pour que le rituel prenne fin dans des pleurs et des réconciliations enveloppantes.
C'est ainsi qu'ils aimaient à vivre les choses, à pimenter leur existence bien singulière. Et malgré la cyclique là aussi qui s'installait, Isyl continuait d'aller à son destin avec une joie non dissimulée. C'était son quelque chose à elle, à lui, à eux.

Cependant, cette fois ci les choses ne se déroula pas comme à l'accoutumé, elle s'en rendit compte rapidement dans la voiture déjà où il avait ce regard d'un jeune homme préparant une surprise à l'être aimé. Elle comprit rapidement que cela n'aurait rien d'un cadeau romantique comme dans les films sur vendant une vision de la passion bien ennuyeuse.

C'est arrivés chez lui qu'il distilla quelques bribes d'informations :
« Dis-moi tu as bien emmené ce que je t'ai demandé ? »
Elle répondit un bref « Oui Monsieur »
Il voulu voir, alors elle sortit de sa valise une jupe à carreaux, un chemisier en coton blanc, et des souliers vernis. Un véritable uniforme d'antan.

Quand elle reçue cette exigence, elle pensa qu'il voulait au professeur sévère et s'était imaginée des tas de petites scénettes de jeu qu'il pourrait lui proposer. Elle ne le savait pas encore mais elle était bien loin du compte. Elle demeurait excitée et joviale à ces imaginaires.

Il lui demanda de ranger ses affaires, que cela serait pour le lendemain, puis ils reprirent le cours de leurs petites habitudes et c'est enlacés devant un film qu'ils trouvèrent le sommeil.

Au petit matin, lorsque le soleil s'étire encore de sa nuit, faisant jaillir de magnifiques faisceaux lumineux dans la pièce qu'ils déjeunèrent tout sourire. Une bonne journée s'annonçait.

Soudain il lui demanda quand elle sortit de sa douche de se vêtir avec les habits qu'il lui avait demandé de prendre. Ce qu'elle fit sans rechigner. Lorsqu'elle eu finit de se préparer elle le rejoignit dans la salon, se conditionnant mentalement à la correction qu'il allait lui administrer. Bien qu'elle en eut reçu déjà de nombreuses, les sensations,elles, demeuraient intactes. Ce mélange de frisson avec la hâte de se savoir bientôt libre de respirer plus profondément. Elle avait peur, tremblait un peu, faisait moins la fière lorsqu'elle s'approchait de sa sanction.

C'est les yeux habituellement vissés au sol qu'elle lui fit front. Elle resta attendre ses consignes, voulait-il qu'elle vienne elle même réclamer sa fessée ou allait-il attraper son poignet pour la basculer sur ses jambes ? L'enverrait-il au coin pour faire grimper la pression ou se retrouverait-elle rapidement les fesses nues ? Elle ne le savait jamais à l'avance et cela l'excitait beaucoup.

Etonnement il lui tendit un bout de papier, interloquée elle voulu le lire quand il lui ordonna de le ranger dans la poche de son manteau. Elle s'exécuta, puis sentit qu'il fit glisser son caban sur ses épaules et l'entraîna rapidement sans un mot en dehors de son appartement.

Elle le suivit comme un automate jusqu'à la gare de Rer, où il l'embrassa quand celui ci arriva au quais.

« Entre dans le train, va t'asseoir sagement et quand le rer démarre tu pourras lire le papier que je t'ai donné tout à l'heure. Suis les consignes et reviens moi vite »

Désorientée et perdue elle tenta de lui voler quelques explications et ne reçu en retour qu'une caresse sur la joue et un : « Fais moi confiance »
Elle entra alors dans le train, trouva rapidement une place au deuxième étage afin de pouvoir observer son mentor quitter la gare l'abandonnant à un sort encore inconnu.

Lorsqu'elle prit place elle paniqua de ne pas le voir sur le quais, la revoyait-il chez elle ? Etait-ce sa façon de mettre fin au jeu ?

Elle sentit sa poche vibrée : « Respire tout va bien, sois sage, je compte sur toi »

Isyl pris le papier entre ses mains tremblotantes, il y avait le nom d'une station de métro et une adresse. Rien de plus, rien de moins, le mystère resta entier.

Arrivée à la station indiquée elle sortit son téléphone pour trouver l'adresse sur google maps et ironie du sort dans son mp3 résonnait un air de Chopin et marcha à son destin sur quelques notes

Elle arrêta sa course devant une immeuble haussmannien, sonna au 24 et attendit qu'on vienne lui ouvrir.

C'est un homme d'une cinquantaine bien passée qui lui ouvra, intimidée en ne trouva quoi dire.
" Bonjour, vous êtes Isyl je présume ? »
Elle acquiesca rougissante. L'homme la fit entrer dans son appartement à la décoration, bien que vintage, démodée. Il la dirigea jusque dans le salon où il lui offrit un thé.

« Alors Isyl, savez-vous pourquoi vous êtes là ? »
Elle fit mine d'en avoir aucune idée, bien qu'elle n'est pas idiote, mais elle avait envie de connaître le dénouement de cette aventure. Après tout elle ne voulu pas s'être déplacée pour rien. 

Il lui expliqua qu'il avait été contacté par son fesseur, qu'il lui avait longuement parlé d'elle, de sa spontanéité, sa fraîcheur, sa douceur, mais aussi, et son regard devint plus dur, de ses caprices, de ses sautes d'humeur, de ses provocations, de ses désobéissances … Plus il énonça ses frasques, plus Isyl sentit le rouge lui monter aux joues, les larmes gonfler et ses yeux ne plus quitter le sol.

« Est-ce là un portait véridique Mademoiselle ? »
Elle hocha honteuse la tête
« Je n'ai rien entendu »
« Tout est vrai »
« Je ne vous félicite pas d'agir comme une petite fille mal élevée »
Elle eut envie de lui demander pour qui il se prenait mais se tue, se rappelant la consigne de son fesseur.

Soudain il se leva d'un coup, se mettant face à elle « Voilà ce qu'il va se passer, vous allez aller dans le vestibule, vous y déposerez votre manteau et ajouterez à votre tenue ce qu'il y a dans le petit sachet. Puis vous resterez attendre que je vienne vous chercher »

Elle ne s'était pas trompée sur l'objet de sa visite.

« Est-ce bien clair Mademoiselle ? »
« Oui »
« Pardon ? »
« Bah oui ! »
« Ah non pas ce ton avec moi jeune fille »
« Oui Monsieur »
« Voilà qui est bien mieux, zou ! »

Elle entra dans le vestibule, qu'il referma aussi rapidement qu'elle eut franchis le pas de la porte. S'y trouvait un vieux fauteuil un porte manteau où était accroché un sac en plastique.
Elle déposa proprement son manteau et ouvrit le sachet. C'était des chaussettes hautes en coton blanc. Elle les mit et s'assis.
Elle ne su combien de temps elle resta attendre que son hôte vint la chercher, ce fut juste long.

Quand enfin il arriva, il lui demanda de le suivre dans le salon. Il avait changé l'emplacement du fauteuil qui dorénavant se trouvait au centre de la pièce. Il s'assis et lui demanda de s'approcher.
Ce qu'elle fit.

« Bon dites moi, Isyl, trouvez vous normal pour une jeune femme, qui me semble tout à fait respectable, d'agir de la sorte avec votre mentor ? »
« ... »
« Ne me faites pas perdre mon temps, s'il vous plait. J'attends des réponses de votre part »
« Non »
« Non quoi ? »
« Non ce n'est pas normal d'agir de la sorte »
« D'agir comment ? »
« Comme une petite fille mal élevé »
« Je vous repose donc la question , trouvez-vous normal d'agir de la sorte avec votre mentor ? »
« Non, ce n'est pas normal que j'agisse comme une petite fille avec mon mentor »
« En effet, que ressentez vous à cet instant ? »
« J'ai honte »
« Et pour cause, vous pouvez avoir honte. Dites-moi Isyl que fait-on aux jeunes filles qui se comportent mal ? »
« On les punie » Dit elle se retenant de fondre en larmes
« C'est vrai, on les punie. Mais d'après vous quelle est la meilleure façon de punir une petite fille qui n'en fais qu'à sa tête ? »
« On lui met une fessée »
« Mais encore ? »
« On lui met une fessée déculottée » elle fondit en larmes cette fois.
« Je suis d'accord avec vous, voilà le traitement que je préconise également aux demoiselles qui ne se montrent pas suffisamment sages . Et comme nous sommes sur la même longueur d'ondes c'est ce que je vais vous administrer. Une bonne vieille fessée déculottée sur mes genoux. Prenez place Mademoiselle. »

Elle s'allongea sur ses genoux, elle retint son souffle avant que ne s'abatte la première claque sur ses fesses. Elle arriva rapidement, assez forte pour la faire sursauter.
Elle se demanda comment elle en était arrivée à se retrouver dans cette position sur les genoux d'un vieil homme qu'elle ne connaissait pas. Elle se sentit comme décomposée en petites particules de gène.
La deuxième s'abattit aussi sèche, puis la raclée pris des airs de grosses pluies qui tambourinent sur les fenêtres en automne.

Il marqua un temps d'arrêt pour remonter sa jupe, elle ne pipa mot, mais aurait voulu fuir la situation. Il reprit de plus belle, elle pleurait à chaudes larmes, mortifiée par la honte et la douleur.

Puis vint le moment, celui où elle sentis sa culotte lui glissez entre les jambes, elle se retrouva les fesses à l'air, sans aucune protection. La fessée prit un rythme plus fort et dur, elle n'essaya plus de contenir ses larmes silencieuses. Le temps se figea à cet instant.

La dernière claque retentit.

« Voilà Mademoiselle, vous venez d'être fessée à l'ancienne, je vais vous demander de vous rhabiller et de retourner vous confondre en excuses à votre mentor. J'espère que la leçon sera retenue dorénavant. Reprenez vos affaires et partez »

Elle partit de chez l'homme, tourmentée et déstabilisée.

De retour chez son fesseur, elle ne su comment elle devait se comporter, elle aurait voulu courir dans ses bras, mais elle n'en fit rien. Elle attendit qu'il lui ordonne de venir vers elle. Il lui demanda ce qu'elle avait compris de tout ça. Elle se mit à promettre qu'elle serait sage, qu'elle ferait attention , autant de résolutions qu'elle le pu. Il la pris dans ses bras, elle s'excusa.

« Aller montre moi l'ampleur des dêgats » dit il sans cacher un air amusé
Il l'allongea sur ses genoux , releva sa jupe, baissa sa culotte, et regarda longuement ses fesses écarlates.