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mercredi 27 août 2014

" Illustre moi 10 de tes fantasmes " -



**1**


Il y a bien longtemps qu'elle voulait connaître la morsure du serpent de cuir tressé. 


Elle s'imaginait déjà les mains attachées, les palpitations de son coeur se faisant plus lourdes, son souffle affolé, le doute qui arpenterait les recoins de son cerveau... 

Quand d'un coup une intense brûlure lui arrachera une timide lamentation, elle se préparera aussitôt au deuxième en serrant les dents pour ne pas laisser échapper un cri. 
Au fur et à mesure qu'elle devinera les zébrures se creuser dans sa peau opaline, elle se laissera bercer par l'effervescence des affres entre chaque flagellation,  pour ensuite les recevoir comme une libération. 

Elle sera ainsi marquée pour un temps, marquée de cet instant, marquée de cette nouvelle expérience, marquée d'eux, marquée de lui, marquée par lui.




**2**

  Apprenez moi à dire " Merci " 


**3**

                                                                             Là ? 
Tout de suite ? 
Maintenant ?
Comme ça ? 

" Tais- toi ! " 

Elle a juste senti son corps basculer, ses mains retenant ses hanches pour éviter qu'elle ne se fasse mal. Il lui somma de relever sa robe, et dans une hésitation elle piaffa. 

Là ?
Tout de suite ?
Maintenant ? 
Comme ça ? 

" Tais toi ! " 

Elle releva sa tunique, en regardant furtivement de gauche à droite , puis de bas en haut. Il déboucla sa ceinture, écarta le bout d'étoffe recouvrant la parcelle intime de la demoiselle, et s'y inséra. 

Là ?
Tout de suite ?
Maintenant ?
Comme ça ?

" Là maintenant je te mets au défi de rester muette ! "

**4**

Et si on avait une petite explication, Mademoiselle. 


**5**




Elle croyait dur comme fer en la transparence, à la délivrance qu'elle permettait.
S'en remettre à son jugement, appréhender celui ci mais le vouloir juste et sans appel. 
Confesser ses méfaits, avouer ses idées impures, confier ses secrets, concéder ses torts, révéler toute sa lubricité...
Comme un cadeau, un humble cadeau ... 
C'est ainsi que, passées les premières effusions, leurs retrouvailles débutaient. 




Entracte 


" Monsieur, pour moi ce sera un martini blanc " 


**6**

Se rappeler où est sa place, ou se la faire rappeler.


**7**

" Mademoiselle, avant ton départ je voulais t'offrir un petit quelque chose pour que tu ne m'oublies pas trop vite " 

A ces mots, elle se mit à sourire instantanément, grandissait en elle ce sentiment de matin de noël, et ses yeux brillaient d'émotion.
Il sorti de sa poche un petit pochon en satin noir, ficelé d'un ruban violet. Avant de le  lui donner, il lui demanda comment elle se sentait. 
Excitée comme une puce, évidemment. 
Un sourire malicieux habilla son visage lumineux. Elle ne se méfia pas une seconde, et ouvrit le sachet. 
Elle marqua un temps d'arrêt de stupeur, puis d'une légère déception pour finir avec une lueur rougeâtre sur les joues. 
Il embarqua la donzelle par le poignet dans un recoin de la gare, lui fit lécher l'offrande et l'implanta dans son con. 

" Tu ne pourras pas dire que je ne t'offre pas de bijou " 
Elle fit une mine boudeuse, ce qui le fit rire joyeusement. Il l'entraîna vers son train qui était sur le départ. Ils partagèrent quelques dernières embrassades. Et lui redemanda comment elle se sentait. 
Accrochée à son cou, elle glissa à son oreille : " J'ai l'impression d'emporter un peu de vous, merci Monsieur "

**8**

Que de contraintes, ce n'est vraiment pas juste.

**9**

J'en ai rien à cirer



Elle voulait la sentir encercler son cou, choir le long de son encolure, et trouver résidence en son sein. 

Elle voulait la sentir glisser le long de sa nuque, arpenter son échine jusque dans le creux de ses reins. 

Mais elle voulait par dessus tout sentir la fièvre se répandre sur sa peau, formant une seconde mue. 




**10**

" Elle t’offrira des feulements dans sa voix lorsqu’elle reprend son souffle    Qui s’échappent dans la cour pour aller faire gauler la Lune Des coups de bélier invoqués comme un miracle Qui veulent dire « Si tu t’arrêtes je meurs »  "




lundi 5 mai 2014

Rien qu'un souvenir d'enfance. Deuxième partie.


Dans ce minuscule village bourguignon, il n'y avait qu'une autre petiote de mon âge, et on avait pris l'habitude de jouer ensemble.
( Parce que bon, c'est bien mignon les coccinelles, mais elles ne sont pas très bavardes. )
Et un jour, la demoiselle m'a entrainé pour faire une énorme bêtise. J'admets qu'en générale je ne suis pas en reste pour faire des âneries, mais là pour une fois je n'ai eu qu'un rôle de suiveuse. Mon tord a été de ne pas l'avoir empêché, et d'avoir piaffé comme une idiote.
Je ne vous raconterais pas la bêtise en question, ça n'a absolument aucune importance, et puis même des années plus tard j'en ai toujours aussi honte. 
Lorsque je suis rentrée chez mon père, il m'a très rapidement demandé si j'avais quelque chose à lui avouer.
J'ai bien évidemment répondu que non, sur un ton très mal assuré.
Puis il m'a mise devant le fait accomplit. J'étais mortifiée par le fait de m'être faite attrapée, et d'une mauvaise foi incroyable j'ai nié en bloc.
Pourquoi avoir menti ? Ce qui peut me paraitre logique aujourd'hui l'était beaucoup moins quand j'étais enfant, parce que chez moi c'était un tout autre climat qui régnait.
Je pense que mon attitude l'a déconcerté, et il m'a envoyé dans la chambre où je dormais en me disant de n'en sortir que pour faire les choses bien.
Je me suis exécutée en me répétant ces mots dans ma tête, je ne comprenais pas ce qu'il attendait de moi.
Ce n'était pas de la fierté ou autre mais une véritable incompréhension.

Je suis restée dans cette chambre, assise sur le lit en essayant de deviner ce qu'il fallait que je fasse, pendant de longues heures.
Sa compagne m'a apporté un plateau repas, et elle m'a demandé pourquoi je ne disais pas simplement la vérité et de présenter des excuses que tout serait arrangé après. A ce moment là j'ai compris
Mais je suis restée comme paralysée, je n'avais encore jamais fait ça. C'est vers 23 heures que je suis enfin sortie de ma tanière, la boule au ventre. D'une voix toute fluette j'ai reconnu mon erreur. je me revois encore à tortiller mes doigts comme pour me donner du courage.

Puis j'ai dit : " Je m'excuse ".
 Mon père a dit que ce n'était pas comme ça qu'il fallait s'excuser. Et rebelote je me suis sentie comme une idiote à ne pas savoir quoi dire. Puis je me suis souvenue des séries américaines, alors je m'en suis inspirée et j'ai sorti un : " Je te demande pardon " . 
Puis il m'a invité à venir dans ses bras, non seulement c'était la première fois que je me suis emmitouflée dans ses bras, mais c'était une première pour moi, on me pardonnait. 

Le lendemain nous sommes allés cueillir des champignons en forêt ( ceux là c'étaient vraiment pour les manger ), et je n'ai pas eu à raser les murs ou disparaitre sous la honte. Tout avait été oublié.

C'est la première foi de ma vie que je me suis sentie comme une enfant et considérée, cadrée et aimée.
Je crois que bien plus d'avoir manqué d'un père dans ma vie, je lui en veux de m'avoir privé de cette sécurité.
Bon on refera pas l'histoire.
Mais ce souvenir résonne en moi comme un des plus beau et tendre moment que j'ai vécu gamine. Et suffisamment important pour qu'il ait eut autant d'impact sur la suite.

dimanche 4 mai 2014

Rien qu'un souvenir d'enfance. Première partie.



Je n'ai que très peu connu mon père, je n'ai donc pas énormément de souvenirs avec cet homme, mais il en est certains qui m'ont particulièrement marqués.

Il habitait un de ces minuscules petits villages en Bourgogne, où les routes étaient plus des chemins de terre que du bitume, où les champs étaient l'unique horizon et où la nature et la simplicité prenaient tout leurs sens.
Je ne me rappelle plus très bien mais je devais avoir dans les alentours de 9/10 ans et pour la première fois j'allais séjourner quelques jours chez mon père et sa femme.

Je me souviens que j'étais assez craintive, je ne le connaissais qu'à travers quelques rares coups de téléphone et photos. Etrangement je me suis très rapidement entichée de sa compagne, elle n'avait pas d'enfant et  pourtant elle était dotée d'une forme d'instinct maternel qui m'a très vite mise à l'aise.

C'était en été, déjà que d'ordinaire ce village n'était pas très animé, là c'était pire, un véritable choc pour la petite citadine que j'étais.

Le premier jour, pour tenter de m'apprivoiser mon père a monter une vaste supercherie. Il m'a emmené avec lui. Sur le chemin nous nous sommes échangé quelques petites banalités, rien de plus. J'étais intimidé par ce personnage un peu bourru et sec. Nous sommes arrivé devant un enclos où il y avait un cheval, et mon père m'a dit :
" Voilà le diner de ce soir "
Et bien sur j'ai cru le monsieur, je ne savais rien de ses habitudes.
Il m'a demandé de faire le guet et de me prévenir si quelqu'un approchait, puis il s'est avancé vers l'animal, lui a tourné autour comme s'il cherchait à faire connaissance avec lui pour qu'il lui accorde sa confiance.

J'étais complétement paniquée, je crois même avoir espéré qu'il se prenne un coup de sabot.
Il a réussi à emmener le cheval.
Sur le chemin du retour, j'ai essayé de retenir mes larmes et je me suis promis de ne pas toucher au fameux diner.
Je me posais pleins de questions, et la crainte que j'avais pour cet homme devenait de plus en plus forte.
J'aurais voulu m'enfuir...

Arrivés chez lui, il installa le cheval dans un box. Puis il me m'avoua que tout ceci n'était qu'une blague, que c'était son cheval et qu'aucun mal ne lui serait fait.
Sur le coup j'ai moyennement apprécié son humour.

Avec le recul, je me dis que c'était peut être sa façon à lui de me dire qu'il n'allait pas me " manger ". Une façon un peu étrange quand même, mais quand j'y repense je trouve cela d'une grande poésie. Bon il faut dire que je vois de la poésie partout.

Les jours ce sont enchainés, j'ai découvert les joies de la piscine en extérieur, des jeux dans la nature, des moments de complicités avec une sorte de maman qui n'était pas la mienne, et petit à petit j'ai commencé à me sentir mieux.

Et puis il y a eu cette énorme bêtise.... 

( à suivre )

lundi 24 mars 2014

Parce qu'il paraît que c'était écrit.


 Il y a quelques temps mon homme m'a avoué avoir eu envie de me fesser bien avant que je lui parle de la DD.
Cela m'a beaucoup surprise, lui qui m'a également dit qu'il n'y avait jamais pensé avant moi.
Alors je me suis souvenue que la menace d'une fessée m'a toujours poursuivit, mais aussi ce " jeu " de domination et avec pratiquement chacun des garçons avec qui j'ai eu une histoire.

Première colonie de vacances, j'avais tout juste 15 ans, les hormones en folies,  j'étais plutôt jolie mais je l'ignorais encore. Cet été mon coeur balançait entre deux garçons, l'un avait des piercing écoutait du métal et avait ce style skateurs dont j'ai raffolé toute mon adolescence, et l'autre était un grand métisse aux yeux verts qui jouait de la guitare( j'ai également été groupie toute mon adolescence ). Ils étaient évidemment très copains, sinon c'est pas drôle...
Mais je vais m'attarder un peu sur le jeune homme aux yeux verts. Un jeu d'obéissance s'est installé entre nous, pour son jeune âge il avait un charisme fou, du moins pour ce qu'on peut attendre d'un garçon de 17 ans. J'ai donc passé une bonne partie de mes vacances à obéir à ses exigences, rien de bien extravagant. C'est de cette façon que j'ai expérimenté le " sans culotte " pour la première fois, et aussi la masturbation féminine sous un regard. A l'époque je me suis laminée l'esprit en me traitant de fille facile, aujourd'hui je suis plus indulgence avec la demoiselle en fleur à la recherche de sensations que j'étais.

Il y a eu ce jeune homme, avec qui j'avais une relation plutôt ambigue et secrète. Après avoir été ignoble avec lui et ne pouvant me calmer, il m'a sous l'eau froide pour me calmer. Je me souviens encore de mon trouble et combien je lui avais été reconnaissante de cette réaction.

Et puis, peu de temps avant de rencontrer mon mari, cet alsacien perdu en Bretagne que j'allais rejoindre tous les week end en train. Une petite romance éclaire mais intense. Je compte pas le nombre de fois où il m'a menacé d'une vraie fessée, l'imbécile n'a jamais osé. Sauf une fois où il m'a asséné une bonnes vingtaines de claques bloquée sous son bras.

                                                              Bon je vais pas tout raconter non plus 

Je n'ai  eu dans mon entourage amical que des jeunes hommes qui en ont toujours eu après mes fesses, prenant un malin plaisir à lire mon trouble.

Mais lorsque mon homme m'a parlé de son envie de me punir antérieur à notre fonctionnement, alors j'ai commencé à m'interroger.

Est ce que l'on attire, d'une manière ou d'une autre, ces liens ? 
Est ce qu'on les recherches, même sans en avoir réellement conscience ? 
Est ce qu'il y a quelque chose en nous qui nous trahis ? 
Ou est ce le fruit du hasard ? 

Mon chéri lui m'a dit que tout mon être appeler à cela, dans ma gestuelle, mon regard, mon comportement, ma façon de parler, dans la façon de  trémousser mes fesses ( qu'il a dit ) ...

Qu'en pensez-vous ? 

Wasting my young years- London grammar ( je peux plus mettre de lien deezer en ce moment )