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lundi 26 janvier 2015

Rien qu'un brin de vie

Enfin chez moi, et comme une envie folle de me faire du bien. 
J'envoie valser mon sac et ma veste atterrie dans un geste maladroit au sol.
arf un sms, c'est qui ? C'est lui. 
Je réponds rapidement, faut pas déconner l'excitation est trop présente.  Je veux jouir.

J'ai à peine le temps de retirer mon collant, un autre sms, rahhh le salopiot il sait faire monter délicatement la température. 
Je réponds,  retire mon shorty... Les secondes qui me séparent de ce prochain orgasme me semblent interminables. 

Je prends ma brosse à dent électrique,  celle prévu juste à cet effet,  bien plus efficace qu'un vibro et tellement discrète qu'on ne la soupçonnerait pas d'être ma complice.

Un sms, je réponds, quel infâme créature il me cherche. 

Je m'allonge sur mon lit, pleine de désirs,  jasticote doucement mes doigts sur mon intimité,  je lubrifie doucement mon bouton de chair sensible.  Le feu me monte à la tête,  on y est presque dans moins d'une minute je m'envole. 

Je prends en main ma complice, mon bassin ondulant déjà sous l'idée des prochaines vibration. 
Mon poul bat un rythme saccadé,  la respiration hachée et ces pensées me rendent haletante. 

3 , je prends une grande respiration,  je le sais je vais partir vite. 

...

...

...

2, j'approche la brosse à dent, protégée d'un ballon de baudruche,  de mon clitoris. On y est ma grande. 

...

...

....

1, j'appuie pour enclencher

...

...

...

0, plus de batterie

rahhhhhhh.....

mercredi 23 avril 2014

" Viens, je t'attends "




J'avais passé une de ces journées pas très intéressantes, très répétitives, où l'on fait beaucoup de choses mais à la fois en trainant le sentiment d'être inutile. Une journée ordinaire.
J'ai beaucoup de mal à supporter la monotonie d'un quotidien bien rangé. Et comme pour en rajouter une couche je m'étais regardée : " La vie domestique " d'Isabelle Czajka , ce qui n'a pas arrangé mon état d'esprit.
N'étant pas du style à rester sur un " échec " je décidais d'animer un peu notre fin de soirée. Mais l'homme trainait aussi sa journée et n'était pas d'humeur à jouer. Je n'ai pas insisté, tout en refusant la défaite. Je suis très obstinée quand je veux.
J'ai fait mine de battre en retraite, avec un : " Puisque c'est comme ça je vais me coucher ". Il a simplement rétorqué un : " Je te rejoins dans quelques minutes, de toute façon je suis fatigué ".

Ah ah,  fatigué, à 28 ans ? Pauvre vieux va ! ( monologue intérieur, pas folle la guêpe )
Quelques minutes, juste assez de temps pour réfléchir à la suite des opérations. J'aurais pu sortir l'artillerie lourde comme une guêpière par exemple, mais j'optais pour la simplicité. Après un passage à la salle de bain, j'étais propre, j'avais mis sur mon corps un lait hydratant et dompté ma tignasse rebelle.


D'ordinaire j'aurais enfilé une tenue de nuit pour finir ce petit rituel, mais j'en avais décidé autrement. C'est nue que je me suis installée sur le lit conjugal, sur le ventre et sans couvrir ma peau.

Et je suis restée dans cette position, en laissant mon esprit vagabondé dans les bas fonds de mes idées lubriques.
C'est quand j'ai entendu le bruit de ses pas dans le couloir qui mène à notre chambre, que j'ai commencé à creuser excessivement mes reins.

Quand il a ouvert la porte, j'ai senti son regard sur moi, je l'ai imaginé intrigué et amusé par la mise en scène que je lui offrais.
Je crois qu'il est resté un moment à me regarder, je n'ai pas osé me retourner, j'ai uniquement trouvé le courage de dire : " Viens, je t'attends ".

Sans un mot, il s'est approché ( bien trop lentement à mon goût ), a posé un doigt sur mes fesses et l'a fait glissé jusque ma nuque. J'étais impatiente de désir, mon corps en ébullition et je ne parle même pas ce qui se tramait dans mon intimité. Rien que de sentir sa présence à mes côtés me faisait frémir.
Je ne voulais que ses mains partout, sa bouche dans mon cou, son sexe à l'intérieur de moi, qu'il me tire les cheveux, qu'il m'enivre de ce mélange de douceur et primitivité.

Mais il en fût tout autrement, il m'imposa une claque sonore sur les deux fesses, remit la couette sur mon corps, s'allongea et me souhaita bonne nuit.

C'est ainsi, frustrée comme jamais, que je lui ai promis de me venger.
  Il a juste sourit.





samedi 15 mars 2014

Jusqu'à nouvel ordre.



Certaines erreurs m'ont conduite à un véritable recadrage. 
Je ne vous ferai pas l'inventaire de celles-ci, parce que j'en ai honte, et quand j'ai honte je ne dis pas. 
Je ne vous parlerai même pas de la correction que j'ai reçu, pas celle-ci en tout cas. 

C'est en voiture, lorsque je lui ai annoncé une soirée en perspective avec des amis, qu'il m'a surprise.
" Je veux que tu me demandes la permission " 
J'ai éclaté de rire, pensant à un trait d'humour. Mais ça n'en était pas un, je l'ai bien vu à son air sérieux.
Alors je me suis tout de suite insurgée : " Tu rêves là ! " Et c'est là qu'il m'a dit : " Parce que tu crois que tu es en position de refuser ? ". J'ai bien évidemment répondu qu'il n'en était pas question, que je n'étais plus une gamine, que je n'avais pas de compte à lui rendre à ce sujet.

Ce à quoi il m'a répondu :
 " Alors déjà tu baisses d'un ton , tu sembles oublier à qui tu t'adresses là. Ensuite tu n'es pas une gamine que tu dis, pourtant ça fait des jours que tu me montres le contraire..."
 J'ai voulu répondre mais il me l'a interdit et a poursuivis :
 " Donc écoute moi bien, à partir de maintenant et jusqu'à nouvel ordre, tu perds tes privilèges de grande personne. Tu les récupéreras quand tu redeviendras la femme responsable que tu te dois d'être. Dorénavant tu me demanderas la permission pour sortir, je me réserve le droit de refuser sans te donner aucune explication. De plus, si je te donne mon accord, tu me diras l'heure à laquelle tu pars et à laquelle tu rentres. Ne t'avises même d'être en retard, ni même de m'envoyer un sms pour me prévenir, à moins d'un rdv important qui peut être  imprévu ou durer plus que prévu, tu prends tes dispositions. Est ce que c'est bien compris ? " 

C'est la première fois qu'il me faisait un coup pareil, j'en revenais pas. Il a répété la question en haussant le ton, et j'ai lâché un " oui " un peu dépitée.

Il m'a invité à faire une véritable demande pour la fameuse soirée avec mes amis. Non sans mal j'ai finis par obtempérer.

Puis il m'a dit :  
" Comme j'imagine que tu t'es déjà engagée, je te laisse aller à la soirée, par contre je viens te chercher à 23 heures tapantes, tu as intérêt à avoir déjà dit bonsoir et être prête. C'est clair ? "
 Piquée au vif je lui ai balancé un " Limpide " à la figure avec un air de défie.
  " Encore une insolence de ce type et tu annules tout et en plus je te prive de sortie comme une sale gosse. Te voilà averti. "

Le restant du trajet s'est fait dans un silence glacial. Il m'a fallut digérer le tableau avant que je me décide à lui reparler. Il respecte ce laps de temps qui suit ce genre de nouveautés, il sait que j'en ai besoin.

Jusqu'à présent il ne m'avait jamais fait un coup pareil, j'ai toujours été libre de mes mouvements, d'ailleurs j'en ai toujours usé et abusé, le prévenant pratiquement toujours au dernier moment, parfois même avec une once de mauvaise foi : " Mais si, je t'avais dit, tu as dû oublier ".

Je vous avoue que je ne sais pas trop quoi penser de tout cela pour le moment, ni combien de temps cela va durer. Je le vis véritablement comme une punition et non un jeu. Et même si je sais très bien pourquoi il en est arrivé là, parce qu'il est d'une grande cohérence en matière de punition, c'est quand même difficile à accepter. Mais j'ai toujours su dans quoi je m'engageais et je prendrai sur moi pour respecter ses exigences.
Je reviendrai, surement, sur mes ressentis quand mes "privilèges " me seront rendus.

N'hésiter pas à me laisser un petit commentaire à l'occasion.

C'est doux - Lise

mercredi 12 mars 2014

" Chéri, déride toi "



Il est bien rare que je me fasse provocatrice, bon d'accord pas tant que ça. Mais je le fais rarement exprès, enfin si... J'y peux rien c'est en moi.
J'adore observer les tremblements de lèvres que je déclenche. 

Il existe plusieurs facettes chez nous, il y a d'abord l'amour que l'on se porte comme une infime tendresse qui surpasse toutes les difficultés du quotidien et les nombreux ennuis d'une vie parfois trop monotone.
Il y a mon éducation in home, qui sécurise et pose le cadre dont on a cruellement besoin.


Mais il y a celle, dont je parle moins, celle qui est née de la confrontation de deux personnalités qui ne se ressemblent pas. Nous partageons des bases communes dans nos valeurs et principes, mais on a pas la même façon de les exposer. Lui serait une sorte de sage, distant et raisonné, alors que moi je suis une passionnée, spontanée et me nourrissant de toutes les émotions que j'ai besoin de vivre dans leurs intégralités.
La rencontre de nos différences crée des étincelles, et ce qui nous rassemble c'est que je l'éveille quand lui m'apaise.
Alors je vais pas vous vendre du rêve, on a pas trouvé une recette magique nous protégeant des morsures du temps, l'essentiel étant qu'on ne se déchire pas. On traverse des tempêtes, mais ce n'est pas grave j'aime l'odeur de la terre quand un orage se profile, et faire l'amour sous des trombes d'eau.

Ce qui m'est le plus dur à supporter chez lui c'est son manque d'humour, ce n'est pas qu'il n'en a pas d'ailleurs, disons qu'il se cache derrière une carapace faite de roches.
Alors à mes heures perdues je vague entre les frontières de l'humour et de la provocation, et taille un peu partout sur le menhir qui me sert de mari un joli : " Déride toi un peu ".
Souvent il esquisse un sourire, et je fond, mais d'autre fois je me heurte à sa colère et là... Je fond aussi.

Je crois, sans prétention aucune, que je suis là seule qui anime autant de contradictions en lui. Je le percute, le remue, l'adoucit, l'amuse, l'émeut, l'inspire, le rend dingue, le fait rire, le fait craquer, le charme, l'énerve, le rend serein et confiant. Et parfois le tout en même temps, mon pauvre chéri...

Quand on le voit jamais on ne pourrait se douter de tout ce qui se trame chez nous, il a de jolis yeux bleus tout doux que l'on ne soupçonnerait pas qu'ils puissent faire baisser les miens. Et pourtant...
Je plie sous l'intensité d'un regard soutenu mais le sien a quelque chose qui en plus fait rougir mon semblant d'âme et cogner mon petit coeur tout mou.

Et pour voir ce regard je serais prête à n'importe quoi, être odieuse, le défier, l'affronter sans aucun ménagement, juste pour sentir tambouriner sous ma poitrine. Alors là je touche les étoiles, il me lance un appel sans témoin, me toise en silence, a la classe d'attendre que je finisse mon manège, pour ensuite me
dire :
" Tu as raison, il est temps que je me déride, approche ma douce, je te promet qu'en corrigeant ton insolence je desserrerai progressivement les dents "

C'est vraiment trop injuste...

Owls - Cocoon

samedi 15 février 2014

Récit : ça, c'est fait !



Tu me regardes depuis de longues minutes, avec cet air amusé par mon attitude. Je m'agace de n'y voir aucune réaction de ta part. Tu ris, me dévores des yeux, me caresses la cuisse lorsque je passe devant toi. J'ai les sens en effusion, je me fais un coup malicieuse, un autre plus provocatrice, je me moque un peu de toi, je te défie.
Tu fronces les sourcils. Ah... nous y voilà, c'est pas trop tôt !

Tu tentes bien de me rappeler à l'ordre. Essaye toujours, ma décision est prise : tu me fesseras, je le veux, là, maintenant, tout de suite, immédiatement !
Je papillonne autour de toi comme pour te narguer, tu ne m'auras pas non plus si facilement.
Mais tu décides de ne rien presser, tu vois clair dans mon jeu.
Je décide de passer à la vitesse supérieure, tu n'en crois pas tes oreilles, je te dis très clairement : "Et moi qui pensais que tu étais un homme..."

Ah ah, c'en est trop, n'est-ce pas ?
Et non, je ne suis toujours pas sur tes genoux, c'est quoi encore cette nouvelle technique ?
Youhou, je le sais, tu as compris depuis déjà plusieurs jours, tu le sais je n'en peux plus, il faut que ça arrive et vite.
Tu m'assènes un : "Tout se paye..." Je te renvoie un innocent : "Quoi donc ?" Puis plus rien, tu me laisses là avec cette envie qui me déchire le ventre !

Je te hais...


Tu es dans la cuisine, je suis sur le canapé, lasse d'attendre. Je te rejoins, m'adosse à l'évier. Tu te places face à moi, droit, sans un mot, avec uniquement ce regard franc.
J'ai honte de cette attitude d'enfant gâtée, de piquesse. Ton regard devient intenable à soutenir, j'abaisse mes yeux vers le sol.

 "Regarde-moi veux-tu !"
Outch, un courant d'air intérieur me traverse. Mes yeux se relèvent, difficilement mais sûrement.
 "Tu as quelque chose à me dire ?"
Euh, bah, c'est à dire que... Rahhh, j'ai compris où tu veux en venir. Tu veux que je te la demande, que j'exprime mon besoin, mon envie.
Je ne dis rien, cela ne dépend plus que de moi. J'ai horreur de ça, de cette situation, j'ai pourtant envoyé tous les signaux depuis de nombreux jours, je ne peux pas être plus claire.

Je te hais...

"Alors, j'attends... Tu as quelque chose à me dire ?"
Je sens mes joues rougir à ces mots. Tu me laisses réellement le choix de l'issue de ce petit jeu. Jeu que j'ai débuté, que je dois assumer. Je pourrais faire machine arrière, mais à quel prix ? Au prix d'une trop grande frustration, d'une immense déception mutuelle... Alors je prends ce peu de courage à deux mains : "Je mérite une fessée."
Tu réfléchis un peu et me dis : "Et pourquoi donc ?
- Parce que je te provoque depuis un moment.
- Et pourquoi  fais-tu cela ?"
Arf, grillée !
 "Parce que j'en ai envie...
- Nous y voilà. Alors tu la mérites ou tu la désires ?"
Tsss quelle importance, on s'en fiche... Mais je le sais, tu veux m'amener à te dire ce que j'ai dans les tripes.



Je te hais...

"Je la désire, j'en ai besoin, ça m'obsède."
À ces mots quelques larmes m'échappent, je ne me les explique pas, je n'ai pas peur pourtant. À cet aveu, tu me réponds dans un premier temps un "Soit !"
Mon sang se glace instantanément. Cette fois on y est, je suis assaillie de questionnements. Est-ce qu'il trouve ma demande étrange ? A-t-il pris plaisir à ce jeu du chat et la souris ? Ai-je d'assez jolis sous-vêtements ? Et ma robe, l'aime-t-il ?... C'est fou le genre de questions idiotes qui peuvent parfois me traverser l'esprit, est-ce que je ne devrais pas plutôt me demander si je vais avoir mal ? Dans quelle position me donnera-t-il mon dû ? Utilisera-t-il des instruments ? Ah non, pas la cuillère en bois, c'était un jeu !

Puis tu me lances un "Va t'allonger sur le canapé, relève ta robe et baisse ta culotte, j'arrive !"
Quoi ? Mais non... J'ai besoin de tes bras avant, ceux qui me rassurent, m'aident à cet abandon. Au lieu de ça, tu me jettes. Je dois bien avoir un regard de cocker, mais tu ne te laisses pas attendrir, tu m'attrapes le bras et dans un élan me guide en direction du salon.


Je te hais...

De la cuisine, tu ne peux que m'imaginer exécutant tes ordres. Je relève ma robe, baisse ma culotte et m'allonge sur notre canapé. Tu m'interpelles pour me dire d'enfouir mon visage dans un coussin et de ne pas le relever sans que tu m'y autorises.
Qu'est ce que tu me réserves ? Je ne la sens pas cette histoire...

J'entends ses mouvements, il prend son temps le bougre !  Houla, les bruits se rapprochent... Je sens sa présence, il est là.
J'imagine son regard, que ce qu'il voit lui plaît, qu'il a peut-être envie de moi.

 "Alors comme ça tu as envie d'une fessée ?
- ...
- C'est une question.
- Oui.
- Oui quoi ?"
Mais c'est pas vrai, il n'arrête jamais avec ça ! Dans un élan d'insolence, je lui rétorque :
 "À ton avis, dans cette position ? Jouer à la crapette ?"
Je reçois une claque magistrale, le bruit ferait sursauter le plus endormi.
"Alors ?
- Je veux une fessée !
- Pourquoi ne pas me l'avoir demandée plutôt que de me faire ton numéro ?
- Parce que je n'y arrivais pas.
- Alors écoute moi bien, je préfère très nettement que tu me dises les choses, au lieu d'avoir cette attitude agaçante, tu m'as bien compris ?
- Oui !
- Je vais te faire passer l'envie de jouer de la sorte, et crois-moi qu'après cette correction dorénavant tu arriveras à me demander de te fesser, me suis-je bien fait entendre ?
- Oui."

Je te hais...

Tu t'assieds à mes pieds, tu me demandes de venir m'installer, le haut de ma poitrine s'écrase sur l'accoudoir.
Pas de préchauffage, tu tapes fort directement, je suis surprise par cette radicalité. Tu accentues la vitesse, augmente la force de tes frappes. J'ai beau gesticuler mon derrière, tu ne manques pas ta cible. Tu agis ainsi pendant un temps indéfini, je ne suis plus là de toute manière. Peu à peu je laisse derrière moi tous ces petits soucis de la vie quotidienne qui m'ont tant bouffé l'existence dernièrement.



J'y suis presque, j'atteins bientôt cette libération que j'affectionne tant et qui me procure autant de bien être. Tu m'offres, comme à ton habitude, un bouquet final alliant une rapidité qui me laisse bien peu le temps de reprendre ma respiration et cette douleur que je ne suis pas en mesure de contrôler.



J'y suis, ce moment fatidique, celui où je ne sais plus réellement qui je suis, cet instant qui libère mes larmes, ce lâcher prise tant espéré. Quel confort de ne plus avoir à penser, réfléchir, ordonner, organiser... Tu m'offres l'extase de n'être plus seulement une mère, une épouse... À ce moment, je suis... Je suis moi ! Un moi apaisé, repenti, sans artifice...
Tu poursuis encore un peu ton œuvre, tu le sais, tu ne dois pas t'arrêter trop tôt... Ni trop tard, que cela ne devienne pas insoutenable non plus.

C'est fini !
Je pleure à chaudes larmes, mais je suis bien, étrange contradiction.
Tu me redresses et m'embrasses tendrement dans le cou. Tu caresses ma nuque à présent, je te donne un baiser sur la bouche.
Nous faisons l'amour... Cette partie là nous appartient...

Nous voici allongés, épuisés mais heureux. Je suis sur toi, mon oreille apposée à ta poitrine, j'entends ton cœur qui bat la chamade, cela m'émeut. Nous restons, amoureux, ainsi, pendant de longues minutes... Puis tu me dis pour rompre le silence :
 "Alors cette fessée, était-elle à la hauteur de tes attentes ?
- C'était même mieux.
- Cela tombe bien car ce n'est pas fini.
- Pardon ?
- Oui ma douce, tu as eu ce que tu as tant désiré, mais je n'ai pas puni ton attitude de ces derniers jours."

Je te hais... Tu as ce regard satisfait, si fier de toi... Bon sang, je te hais !

Ne me dis pas que tu vas remettre ça, mes fesses ne le supporteront pas. Je tente bien un petit regard suppliant ta clémence. Tu ris !



Je te hais...

 "Pendant quatre jours, tu recevras 25 coups de cuillère en bois avant d'aller au lit, c'est compris ?"



Je te hais... Tu le sais ça ? Je te déteste !!!

 "Tu as compris ?
- Oui !
- Je ne peux pas laisser passer tes provocations intempestives, tu le sais ça ?
- Je le sais, oui.
- Tu as été trop loin, alors que tu aurais pu tout simplement me le demander. Promets-moi que dorénavant, lorsque tu auras le besoin de recevoir une fessée, tu me le diras au lieu de passer par des stratagèmes ?
- Je te le promets."

Tu me donneras chaque soir mes coups supplémentaires, qui me laisseront parfois des marques violacées, une sensation de brûlure... J'aime étrangement me sentir marquée, cela n'a pas la durabilité d'un tatouage, mais elles laissent une empreinte en moi.

"C'est fini mon ange", m'as-tu dit le dernier soir...

Je t'aime tant. 


Les petits compromis - Sophie Maurin