lundi 15 août 2016

Home sweet home



Je n'avais jamais eu de coup de coeur comme celui ci, ni même envisagé de telles infidélités, mais je suis tombée en amour. 
Certains préférerais surement la fuir, non c'est même sûr, mais j'ai été prise par sa grâce. 
Je pourrais l'observer pendant des heures, la regarder se défiler sous mes yeux avec son allure de mondaine. 
Alors oui elle bruyante, infatigable, parfois malodorante, mais chaque parcelle de sa mue provoque en moi une grande émotion. 
Je ne me suis rarement sentie aussi bien qu'entourée de ses dorures, je crois que je pourrais sans mal déposer mes habitudes en son sein. 
Me délecter de chaque recoin, m'émerveiller de sa splendeur... 

Ce soir je t'ai quitté, et j'ai déjà le mal de toi, mais c'est assuré je reviens très bientôt m'envelopper de ta beauté. 

J'en renierais un jour ma si jolie Bretagne pour toi jolie capitale. 

A très vite...

 


vendredi 11 mars 2016

Rien qu'un sans queue, ni tête...



Je ne sais pas, je ne sais plus, je suis perdue, tu floutes chacun de mes horizons, tu es partout et à la fois nul part.
C'est une étrange sensation, c'est enivrant et dérangeant.
Tu ne me donnes pas accès à ton esprit quand tu remplis entièrement le mien, faisant mine d'ignorer le pourquoi du comment quand on sait tous les deux que tu as crée cela et que j'attends passivement la suite… 

Ta fuite…

Cette connexion que je n'ose nommer par son nom, je l'adore autant que je la déteste. Une fichue addiction au bien être des paroles éphémères prononcées sans réelle conviction. Tu animes ma scarification mentale, tu n'as pas plus d'amour pour moi que pour ce personnage de façade que tu t'inventes n'assumant pas tes tréfonds.

J'en souffre et tu me désires puis je m'en réjouis et tu me fuis.

Avec toi j'avance en eaux troubles, j'y pers mon souffle et quand je peine à remonter à la surface tu viens à ma rescousse juste pour avoir le plaisir de me voir lutter dans cet océan d'ambiguïtés.
Je ne suis pas dupe, pas plus que toi et on s'enchaine à du vide sans ce filet de secours dont je t'ai plusieurs fois parlé. Même pas une ligne imaginaire pour nous maintenir dans quelque chose qui aurait l'allure d'un semblant d'équilibre.

Rien…

Juste le dessin annoncé d'une chute vertigineuse que j'avais pensé avoir remontée, en me jurant de ne plus y sombrer.
Et je coule l'encre de mes noirceurs en pensant à quand tes mains calquent tes empreintes sur ma peau et le sourire dont je peine à effacer l'esquisse matérialisant l'ébauche d'un travail inachevé.

Je fais croire que je crois tes ritournelles pour midinette, et tu fais semblant de ne pas voir que je vois clair dans la litanie de tes sornettes. On se fourvoie, on perd le sens, et on joue avec l'intouchable des sentiments qui se confondent.

On s'accorde comme des poètes en quête d'inspiration, je t'accrostische et tu rhapsodie, tu me strophe quand je te tragédie , tu me satires quand je t'éloge, je t'idylle… et tu me ballades.

Et j'ai le mal de toi… j'ai mal d'avoir mal, j'ai le mal du mâle, d'un mâle qui me fait mal, sans avoir le mâle à moi.