dimanche 10 août 2014

J'éclos les mots


Sur un forum, il y a une rubrique " club des mots " et le sujet de ce mois  est " éclosion ", voici ma petite contribution. 

Eclosion

  Ce soir je veux écrire sans forme, comme ça me vient, comme ça me tient.
Tant de choses se bousculent, s'éveillent et s'émerveillent.
L'évolution est flagrante omniprésente bouffante et délirante

Mais que m'arrive t-il ?

J'ai clos mes retenues, j'ai clos mes souffrances, j'ai clos mes peurs
Pour clore et éclore encore et encore

Ce soir je veux naître à ses pieds, comme ça lui chante, comme ça l'enchante
Tant de choses me submergent, m'envahissent et m'engloutissent
La métamorphose est cinglante mordante piquante et frappante

Mais que m'arrive t-il ?

J'ai clos mes humeurs, j'ai clos mes aigreurs, j'ai clos mes angoisses
Pour clore et éclore encore et encore

Ce soir je veux seulement dire, comme ça me pousse, comme ça me touche
Tant de choses me troublent, m'obsèdent et m'ensorcellent
L'éclosion est délicieuse enivrante charmante et saisissante

Mais que m'arrive t-il ?

Je ne veux clore ce renouveau, je ne sais clore mes émotions, je ne peux clore ce qui grandit
Alors j'arrête de clore pour éclore encore et encore.


samedi 9 août 2014

Faites vos jeux.



Les choses avaient été convenues à l'avance, elle ne savait pas quand la rencontre aurait lieu exactement, ni l'endroit choisi. Elle devait se tenir prête en permanence et cela la rendait folle. Elle était aux aguets, il n'était pas question de louper le sms qui signifierait le début du jeu. Elle connaissait uniquement les règles, elle recevrait des textos, une indication d'orientation sous forme d'énigme qui la mènerait  au lieu de rendez-vous et une consigne qu'elle devrait exécuter  afin de recevoir le message suivant.

Dimanche 17h03 : " Top chrono, c'est parti ! Ne t'y trompe pas, malgré le magnifique ciel bleu, telle " Barbara "  tu t'approcheras un peu plus de moi. Tu as une heure pour te rendre à l'arrêt de tram qui porte le nom du lieu de rencontre du poème de Jacques Prévert. Lorsque tu seras sur place, signifie le moi,  je t'enverrai la première consigne "

A la lecture de ce premier message son cœur s'emballa instantanément, elle enfila ses escarpins, retoucha rapidement sa coiffure et maquillage, et partit en direction du tram.
Sur le chemin elle essaya de se remémorer les poèmes de Prévert,  " le cancre " il est histoire de tableau de craies mais pas de rencontre ou de Barbara.
Quand ils ont parlé du jeu il lui avait donné la permission d'utiliser internet pour résoudre une seule énigme, mais elle devait lui avouer en arrivant et serait punie pour cela. Dans son empressement elle hésita un instant a utiliser son joker, mais se rappela que ce n'était que la première énigme, et que celles d'après seraient surement plus corsées.
Elle relu l'énigme, et resta figé un instant sur la phrase " ne t'y trompe pas malgré le ciel bleu ", puis elle eut cette étincelle qu'on les enfants lorsqu'ils ont un déclic de compréhension. Elle savait où se rendre. Elle affichait un sourire fier lorsqu'elle grimpa dans le tram qui ne se fit pas attendre trop longtemps.
Elle préféra rester debout et regarder le paysage défilé, ignorant complètement l'existence des autres passagers. Elle était saisie par le jeu, hors du temps.

Arrivée à destination, elle envoya un message pour prévenir. Il répondit " Tu auras ta consigne à 18h03 et 5 minutes pour la réaliser "
Elle regarda l'affichage du tram pour y voir l'heure, 17h47, elle ragea intérieurement, elle qui manquait tant de patience. Plus les minutes passaient et plus son stresse augmentait. Qu'allait il bien pouvoir lui demander ?

18h02 : " Je te fais grâce d'une minute, tu as donc 5 minutes pour trouver un endroit discret , retirer ta culotte et m'envoyer une photo pour me prouver que c'est fait "
Elle jeta un coup d'oeil autour d'elle, on avait beau être dimanche il y avait quelques personnes qui se baladaient, elle ne perdit pas de temps à réfléchir et s'enfonça dans le premier recoin qui la cacherait des regards indiscrets, fit glisser son jean, son dessous et remit aussitôt le premier.
Elle prit une photo de sa culotte dans sa main et l'envoya aussitôt.
Elle glissa le bout de tissu dans son sac à main en attendant la prochaine énigme.

18h10 : " Bien ! Combien de fois as tu lu " la marre au diable " déjà ? " Elle lui répondit qu'elle l'avait lu deux fois
18h12: " D'accord tu multiplies ta lecture par 7, tu ajoutes une lecture puis la divises par 3 et tu seras presque arrivé  "

Elle s'étonna de la facilité de l'énigme et se rendit au résultat de la devinette.
Avant d'arriver elle reçu un autre sms " Quand tu y seras, pousse la porte, après avoir tapé le code 12503,  monte les 6 étages à quatre pattes, sans faire de bruit, si je t'entends arriver, tu repars chez toi ", quelques secondes plus tard " Quand tu ouvriras la porte d'entrée de la cage d'escalier sur ta droite il y a un carton avec une surprise dedans , tu sauras quoi faire " .


En effet l'énigme était facile, la consigne beaucoup moins. Elle se demanda pendant les derniers mètres à quelle sauce elle allait être mangée.
Arrivée au 5 rue Georges Sand, elle tomba nez à nez avec une lourde porte, elle eut peur que celle ci ne grince, ce qui aurait pu trahir sa présence. Elle la poussa délicatement en serrant les dents, déchaussa ses talons pour éviter une sonorité trop importante et regarda à sa droite le petit carton qui l'attendait.
A l'intérieur se trouvait un bandeau, des boules quiés et un petit message comportant une énième consigne.

" Je te félicite tu es donc arrivée à bon port. Lorsque tu seras sur mon pallier, en respectant les consignes , frappe trois fois sur la porte de gauche, mets toi à genoux et attends . La dernière énigme je te la donnerai de vive voix. N'oublie pas d'enlever les boules quiès , ça peut aider "

Elle mit le bandeau et les boules quiès, enfila sa tête dans les lanières de son sac à main et commença a monter les marches d'escaliers dans la position demandée. Elle ne pouvait s'empêcher d'appréhender la sortie d'un habitant, mais elle ne pouvait l'anticiper sa vision et son ouïe dérobées.
Elle se sentait ridicule dans cette démarche, à tapoter de la main le sol pur savoir où se trouvait les marches qui la séparaient de l'étage supérieur.
Elle eut parfois l'impression qu'on la regardait, mais elle tentait d'évacuer cette pensée pour finir sa manœuvre.
Elle devait se concentrer pour ne pas faire de bruit, trouver comment positionner ses jambes, ses mains, tout en comptant les étages, la perte de repères rendait les choses presque primitives.

Lorsqu'elle aborda le dernier étage, elle redoubla d'effort pour être discrète, avançant à pas de velours, elle avait à cœur de réussir ce défi.
Elle n'avait plus idée du temps.

La dernière marche atteinte, elle respira un bon coup avant de retirer l'entrave auditive, se dressa sur ses genoux, et comme demandé dans le message elle frappa trois fois sur la porte, qu'elle devina être en bois.
Elle entendit un mouvement, et son pouls s’accéléra plus les pas se rapprochaient.

La porte s'ouvrit, elle devina une grande ombre se dessiner au dessus d'elle malgré le bandeau.

" Plus qu'une énigme petite luciole et tu es à moi, tu es prête ? "
Elle hocha nerveusement la tête.

" Bien ! Référence historique. Si tu étais une révolutionnaire je voudrais que tu me rendes les armes . Prends ton temps tu n'as qu'un essai et pas de joker"
Elle avait le cerveau embué et du mal à rassembler ses idées. Elle avait peur de dire n'importe quoi et d'avoir fait tout ça pour rien. Alors elle se concentra. Elle se dit que la révolution c'était y a longtemps. " Rendre les armes " que pouvait elle bien avoir qu'il voudrait qu'elle lui donne.
Elle fut sur le point d'abandonner quand elle pensa à ce qu'il lui avait fait faire plus tôt. Sa culotte. Mais oui c'était ça. Les sans-culotte.
Elle fouilla dans son sac pour retrouver son bout de dentelle et lui tendit.
Elle reçu une caresse sur la tête.

" C'est bien. Donne moi ta main, je vais te guider "

Il la fit pénétrer chez lui, et lui : " Il te reste une dernière consigne. Retire ton pantalon"
Elle s'exécuta maladroitement.
" Bien. Je t'avais demandé d'emmener avec toi une nuisette courte tu te rappelles ? - Oui, elle est dans mon sac. Lui dit elle d'une toute petite voix
- Parfait, je vais te mener à la salle de bain, tu vas te doucher et te mettre en tenue. Tu peux retirer le bandeau pour te laver, mais dès que tu as finit tu le remets et tu frappes à la porte. Je viendrais te chercher "
La porte de la salle de bain  se referma derrière elle. Elle enleva le bandeau, la lumière lui fit mal aux yeux. Elle regarda autours d'elle, l'endroit était étroit et ne disposait que d'un lavabo et d'une douche. Une serviette était posée sur le rebord celui ci, avec un mot. Elle se dit qu'il avait vraiment penser à tout dans les moindres détails.

Le mot lui indiquait seulement que la serviette, que le gel douche au monoï et l'huile pour le corps à la fleur de tiaré étaient pour elle.
Elle se doucha en savourant ce moment de bonheur olfactif, puis se sécha et s'hydrata le corps avec l'huile.
Elle prit dans son sac son mascara et rouge à lèvres pour se refaire une mise en beauté. Enfila sa nuisette noire, remit le bandeau et toqua à la porte comme il le lui avait indiqué.

Il revint la chercher et la mena à ce qu'elle pensa être le salon. Il la félicita d'avoir réussi toutes les étapes.

" Ce soir nous allons jouer comme nous l'avions convenu, nous nous donnerons des gages plus ou moins soft. Mais avant je vais remettre ta culotte. Sais - tu pourquoi ? - Non mais vous allez me le dire, dit elle un peu provocante
- Parce que je vais tout faire pour que tu me supplies de la retirer, et quand ce sera la cas ma petite luciole, ce sera ton accord pour que je fasse tout ce que je veux de toi,ce sera ton accord pour que j'explore chacun de tes orifices à ma convenance. Alors résiste moi autant que tu le peux, mais tu me supplieras. " 

jeudi 3 juillet 2014

Parce que c'est mon préféré.


He wishes for the cloths of heaven

Had I the heavens' embroised cloths,
Enwrought with golden and silver light,
The blue and the dim and the dark cloths
Of night and light and half light,
I would sprad the cloths under your feet :
But I, being poor, have only my dreams;
I have spread my dreams under your feets ;
Tread softly because you tread on my dreams.

William Butler Yeats  



lundi 30 juin 2014

vendredi 27 juin 2014

Quand Brood écrit...

Je vous présente Brood ou Bambino ( Respire ça va bien se passer :p ) , mais y a que moi qui ai le droit de l'appeler comme ça. 
Pour la petite histoire et le pourquoi de ce texte. Il a eu le "malheur" de vouloir savoir un quelque chose en me disant " Tu pourras me demander ce que tu veux " , rah bambino tu as encore tellement à apprendre ... Bon je n'ai pas été trop cruel avec lui et voilà comment un récit a vu le jour. 
Ce texte est différent de ce que j'ai l'habitude de poster 
Bonne Lecture.
J'ai quand même une petite critique à faire : " Il où mon câlin ? " Rires. 

Edit : Je pensais pas avoir à le faire, mais euhhh ceci n'est qu'une histoire, rien de plus. 


Histoire fictive

Chiche ?

Ce mot reste bizarrement imprimé au fond de ma rétine. Quelle idée j’ai eu après tout…
Il n’est que 19h et me voilà à attendre une fille que je connais à peine en fixant avec appréhension et l’air stupide l’heure affichée sur ma livebox. Ca avait commencé au hasard d’une rencontre sur internet, un message échangé sans arrière pensée qui se transforme en long dialogue, des mails s’échangent, skype, pour finalement papoter avec assiduité avec la personne.
Un rapprochement éclair, la magie d’internet.

- « Tu es bien impertinente ma petite L. », avais-je dit sur le ton de la blague, j’ai oublié le propos, sûrement quelque chose sans importance sur les coups de midi.
- « Oui et alors, tu comptes faire quoi ? », répondit-elle immédiatement en se prenant au jeu.
- « Te punir bien sûr », ai-je surenchérie, persuadé que ce jeu serait sans conséquence.
- « J’ai hâte »
- « Chiche ? » demande-je sans me douter de la réponse. Cette dernière se fit attendre quelques minutes avant de fuser.
- « Chiche, je prends le train de 15h, je serais à la gare à 19h20, voici mon téléphone, envoie moi ton adresse » me dit-elle avant de se déconnecter.

Chiche ? Et si je ne l’étais pas ? Et si elle s’était payé ma tête et n’était en fait que sortie avec des amies ? Après tout, nous nous parlions uniquement depuis quelques jours. J’étais pris de court, j’avais perdu le contrôle, il faudrait que je remédie à ça.
Pour être franc, je doutais de sa venue mais lui envoyais quand même mon adresse et mon code, ponctuant le tout d’un ordre, ne pas porter de culotte.

Pas de réponse.

Tentant de penser à autre chose, je m’attèle à des tâches nettement moins glamours que l’éducation d’une soumise, la vaisselle, la bouffe, les petites corvées qui rythment le quotidien. Le temps passe, cinq minutes de vaisselles, dix minutes de cuisson, combien de temps avant qu’elle arrive ? Au moins mes légumes ne me feront pas attendre et je suis sûr qu’ils seront là, mais elle ? Le cœur battant la chamade au fil des minutes qui s’égrainent, je mange rapidement mon repas devant un match de la coupe du monde.

Il est 19h45, toujours pas de message, elle se fout de moi. J’entretiens malgré moi un espoir fou mais ne peux m’empêcher de me dire qu’elle ne sera pas là, comme pour ne pas être déçu. Bien sûr que je le serais, je ne berne personne, même pas moi. Je commence à m’énerver, elle a pris les devants, elle cherche un maître à manipuler, ce maître c’est moi, je me sens bête.

Ruminant une colère envers moi-même, j’entends la sonnette. Mon cœur s’emballe, à tous les coups c’est la gardienne, non c’est elle, non, un voisin… Rah, je verrai bien.
Un coup d’œil par le Judas, j’ouvre.

- « Bonjour ! » me dit-elle avec un grand sourire. Je ne peux m’empêcher de sourire un peu.
- « Entre, tu as fait ce que je t’ai dit ? ». Dis-je pour tenter de reprendre ce contrôle qu’elle m’a volé quelques heures plus tôt tandis qu’elle pénétrait dans l’appartement.
- « Non ! », répond t-elle avec le même sourire. De mon côté, seul le haussement d’un sourcil trahit ma surprise, elle ne semble pas du tout disposée à obéir. « Il fait chaud ici, j’ai eu du mal à trouver en plus, tu as de l’eau ? »

À peine arrivée qu’elle commence déjà, je pense qu’elle me provoque, je l’espère du moins, ça serait fâcheux si elle était comme ça au naturel.

- « Tu as chaud ? Tu veux de l’eau ? Déshabille-toi, ça résoudra un problème et me montrera que tu mérites que je me penche sur l’autre. »

Elle enlève sa veste, ses chaussures, s’avachit sur le canapé et me regarde en souriant. Je sais qu’elle me défie, elle veut que je prenne les choses en mains, que je LA prenne en main. Elle l’aura cherché.

- « L. » dis-je d’une voix grave et posée, « tu es ici chez moi, si tu veux que je te considère comme une soumise tu devras te plier à mes règles et agir comme telle. Tu as vingt secondes pour finir de t’enlever ce qu’il te reste de vêtements, dans le cas contraire, la porte est derrière moi, maintenant que tu es venue, tu auras moins de mal à retrouver le métro. »

Son regard se fige, son sourire s’efface. Je devine ce qui lui passe par la tête, ce jeu sans conséquence devient réel, elle ne peut plus faire marche arrière et ça a l’air de la terrifier. Dans mon trouble, j’avais oublié qu’elle était sûrement comme moi, qu’elle masquait son trouble et son appréhension derrière un masque souriant. Tant pis pour elle, elle a joué avec le feu, reste à savoir si ce dernier nous réchauffera ou nous brulera le bout des doigts.

Elle se lève hésitante, regarde le sol, jette un regard furtif vers mon visage que je veux doux mais ferme et reprends sa veste. Merde. Je sens cette sensation désagréable au ventre, je commence à me demander si j’ai mal négocié cette affaire. Elle s’arrête. Nouveau haussement d’un sourcil chez moi. Elle repose sa veste et commence à enlever ses vêtements le regard vissé au sol, ses joues rougissent, elle sent mon regard dévorer ses formes généreuses. Je devine son trouble, sûrement un peu sa honte aussi mais ne peux m’empêcher de sourire, après tout, elle l’a voulu, elle l’a cherché.


Elle est désormais nue devant moi. Elle cache ses seins et son sexe de ses mains et n’ose toujours pas me
regarder. Elle est magnifique et je me dis alors que j’ai bien fait de la provoquer un peu.

- « Tes mains derrière le dos »
- « Non s’il te plait » murmure t-elle sans réussir à soutenir mon regard.
- « S’il vous plait Monsieur. » rectifie-je. « Tu as trois secondes, un », pas de réaction « deux », je ma vois
mordre ses lèvres et fermer les yeux, « trois… ». Elle s’exécute alors que je commençais à me diriger vers elle. Ses yeux sont fermés, ses lèvres pincées, elle n’avait visiblement pas pensé que ça serait aussi dur pour elle.
- « C’est très bien, je suis fier de toi, tiens voilà ton verre d’eau ».

Elle débute et doute un peu d’elle. Elle a tort, elle est très belle et son corps ferait perdre la tête à bien des gens. À ce moment elle est à moi. Je sens qu’elle se détend, elle semble avoir accepté la situation, et s’offre à moi. Elle me rend le verre d’eau avec un sourire gêné.
- « Merci Monsieur. »
- « Mais de rien L. » dis-je en lui caressant la joue. Elle semble apprécie et se frotte à ma main. « À quatre pattes maintenant, je vais te donner ce que je t’avais promis »

Elle obtempère rapidement, elle progresse vite la petite. Une fois installée, je me place derrière elle et lui caresse les fesses. Je sens son corps tressaillir, eh oui ma grande, on y est. Ma main s’abat durement sur sa croupe, laissant une trace rouge où se démarquent clairement mes cinq doigts, elle a crié, ça ne me surprend pas, elle va s’y faire. D’autres coups, sonores mais pas spécialement forts, suivent le premier, je sens qu’elle a déjà du mal.

- « Tout va bien L., tout va bien » dis-je alors en lui caressant les cheveux.
-
Elle hoche la tête. Je fais une pause et en profiter pour laisser mes mains vagabonder sur son corps, lui caressant les fesses, le dos, m’attarder un peu sur sa poitrine, titiller ses tétons dressés. Ca la fait se tortiller, ça m’amuse et me fait sourire. Puis vient un contact furtif sur ses lèvres et son clitoris. Elle est trempée la salope, remarque, si mon doigt n’était pas humide, j’aurais pu m’en douter rien qu’à sa manière d’onduler son bassin après le frôlement.

- « Et bah alors, on mouille déjà ? » dis-je d’un air moqueur tandis que son teint tourne au rouge pivoine.
- « Oui Monsieur… » parvient-elle à bredouiller.
- « Je suis très loin d’en avoir fini avec toi pourtant »

Sur ces mots, une nouvelle claque s’abat sur ses fesses, entrainant un cri de surprise et de douleur. Je continue quelques minutes, alterne entre les deux globes de chair, entre les zones, la sévérité, le délai entre chaque coup. J’adore la voir se raidir, se préparer pour un coup alors que ce dernier ne viendra que plus tard, la torture physique se mêle à la torture mentale. Tout son corps est tendu.

- « Tu as été assez punie ? »
- « Oui Monsieur » crie t-elle presque.
- « Tu penses que c’est à toi de décider ? »
- « … Non Monsieur »
- « Je vais devoir t’éduquer tu sais. »

Pas très fair play mais ça m’amuse tellement de la voir tomber dans un piège aussi bas. Elle a encore beaucoup à apprendre. Sur ces mots, je me saisis de la cravache et le cuir cingla sa peau d’ivoire laissant une trace écarlate sur son fessier. Elle gémit de douleur mais aussi de plaisir, je la soupçonne d’adorer ça. Un nouveau coup, moins fort mais sur l’intérieur des cuisses jusqu’à maintenant épargné. Rapidement ses cris se succèdent au rythme des stries rouges qui commencent à couvrir la zone visée.

J’arrête brusquement et caresse ses fesses meurtries. Sa peau est brûlante mais elle semble apprécier vu comme elle commence à se déhancher. Un sanglot lui échappe lorsqu’une ultime claque cingle ses fesses.

- « Shhh, tout va bien L., il fallait bien que je te punisse non ? »

Elle hoche la tête. Malgré la douleur, je sens qu’elle a adoré, son sexe est ruisselant et je ne résiste pas et y glosse deux doigts. Je la vois se cambrer, sa respiration est de plus en plus hachée et je la vois commencer à trembler, quelques aller-retour lui arrachent des larmes et des sanglots. Son corps se tend, est secoué de spasme avant de se détendre tandis qu’elle crie son plaisir. Mes doigts se retirent, je lui fais lécher avant de demander d’un ton autoritaire :

- « Tu as déjà joui L. ? »
- « Ou… Oui Monsieur. » répond t-elle haletante avec un grande sourire.
- « Sans demander l’autorisation ? », elle se raidit et écarquille les yeux en comprenant son erreur.
- « Pa… Pardon Monsieur j’ai oublié »
- « Tu crois que ça me fait plaisir de te punir ? » ajoute-je avant de lui décocher une gifle, juste assez forte pour la faire gémir de surprise. « Tant pis pour toi, il faut bien que ton éducation avance, c’est terminé pour toi, je ne te baiserai pas. »

Evidemment que ça me fait plaisir, sinon je ne le ferais pas, c’est le jeu, il faut bien que je prétende le contraire. Je la sens honteuse, déçue et en colère contre elle-même alors que je la redresse sur les genoux pour jouer avec ses seins et pincer ses tétons durcis par le plaisir. Elle ferme les yeux, contracte ses lèvres sous la douleur. Le bout de la cravache parcours sa poitrine avec l’avidité d’une guêpe sur du miel. De petites tapes ponctuent son pèlerinage sur ses seins. L. laisse échapper de petits cris délicieux. Elle est toujours à genoux devant moi, la cravache passe derrière elle et vient de nouveau mordre ses fesses. Et encore. Je la vois commencer à ne plus supporter le cuir cruel de mon outil, deux dernières claques sur l’intérieur de chaque cuisse et je juge que c’est assez, elle devrait retenir la leçon.

Elle a bien mérité de me sucer. Une claque, une autre avant de sortir mon sexe dressé par la punition.

- « Tire la langue »

Elle obéit sans un mot, je sens qu’elle a à cœur de se racheter, mais c’est trop tard, je ne reviendrai pas sur ma décision, il faut bien qu’elle apprenne. Je tapote alors sa langue du bout de mon pénis avant de l’enfourner dans sa bouche avant de la laisser faire. Je dois dire qu’elle suce très bien, je sens sa langue virevolter sur mon gland et le plaisir monter. Quelques minutes plus tard je maintiens sa tête dans mes mains et commencer à lui baiser la bouche, je laisse volontiers l’extase s’emparer de moi, après tout elle a fauté et ne sera pas baisée pour l’instant, aucune raison de me retenir.


Dans un long râle, je me répands au fond de sa gorge. Cette fellation était divine et je la félicite en me retirant.






- « C’est bien L. » dis-je en lui caressant les cheveux.
- « Merci de m’éduquer Monsieur, j’ai envie d’être une bonne chienne pour vous, merci de me punir, je vais devenir une bonne soumise, punissez moi encore. ». Je la regarde en souriant, sentant son potentiel.
- « Chiche ? » lui demande-je en riant.








Brood 

samedi 21 juin 2014

Quand les paroles s'envolent, seuls les écrits restent...


Premier mail  : Notice.

Monsieur, 

il m'a été ramené que vous aviez besoin d'un traitement contre le grise mine, il semblerait que vous soyez atteint de la maladie communément appelée : Frustration.
Je serai donc, pour ce soir votre infirmière, et je vous recommande ce traitement dont je vais vous délivrer la notice. 
Nom du médicament : Spankee. 01
Précaution avant emploi :
Ce médicament contient une source érogène puissante. Il est indiqué pour punir les petites soumises un peu trop impertinentes et boudeuses.
Effets secondaires :
Tendance à provoquer quelques démangeaisons
Peut provoquer une augmentation de la libido
Mode d'administration :
Sur les genoux, Courbée à votre convenance, Allongé ou encore à quatre pattes.
Mode d'utilisation :
De préférence à la main . Mais vos envies lubriques sont les bienvenues
Posologie :
Chez l'adulte :
La posologie est de quelques caresses toutes les heures
A renouveler jusqu'à ce que le symptôme passe.
Conservation :
Tenir hors de la portée et de la vue des autres dominateurs.
Ne pas l'utiliser après la date de péremption.
A conserver à très haute température.
A ne pas jeter dans un  environnement nocif
Informations supplémentaire :
La substance active est l'envie à 80 % et punition à 20 %.

 Deuxième mail : Mode d'emploi.

 Monsieur,

voilà le traitement que je vous recommande, puisque vous ne pouvez pas le prendre sans une grande surveillance, je vous propose de m'être ma chair à votre service.

Pour cela je m'avancerai face à vous humblement, paupières baissées et mes joues piqueront probablement un fard.
J'attendrai le moment où vous vous saisirez de mon poignet, pour me placer sur vos genoux. Je serai surement un peu tremblante, mais mon trouble sera sincère.
Je resterai sagement à attendre le début de l'orage, je vous soupçonne que vous ferez durer cet instant, et secrètement je commencerai à me résoudre à ce qui suivra.

Puis je le sais vous laisserez s'abattre votre main, sur ce que je pense sera le tissu fin d'une robe légère, j'en serais surement surprise.
Je tenterais peut être de m'enfuir, alors en tant que votre infirmière je vous conseille d'entourer ma taille de votre autre bras pour me maintenir en position.
Vous ferez, je le crois, tomber votre main sur mes courbes rebondies de manière appuyer mais avec des coups espacés.
J'espère timidement et honteusement, que vous laisserez la paume de votre main effleurer, entres quelques claques, le bout de tissu qui me servira pour encore un moment de barrière au peau à peau.

Puis vous reprendrez méthodiquement votre traitement.

Et peut être me demanderez - vous de relever moi même ma robe, je m'offusquerai sans l'ombre d'un doute, mais d'une voix calme et posée mais ne laissant aucun doute sur vos intentions, vous me sommerez de vous obéir. Vous utiliserez surement mon prénom pour me saisir mentalement.

Alors Monsieur, je vous obéirai de ma main frêle.

Vous découvrirez ainsi que la petite infirmière aura choisi consciencieusement un port jarretelles avec des bas en nylons. 

Puis par dessus , ce que je pense sera un shorty noir en dentelle, vous reprendrez oeuvre.
J'imagine que vous accélérerez le rythme, et je commencerai surement à chouiner et implorer votre clémence. Alors vous me rappellerez qu'il vous faut vous soigner, et je m'adoucirai. Je me demande à quel moment j'étoufferais mes premiers sanglots, mais cela ne vous impressionnera pas.

Et puis soudain je sentirais vos mains retirer mon dernier bout d'étoffe , ma dernière protection, et mon souffle se fera plus court , plus bruyant. Je vous demanderais surement d'arrêter, mais ne vous laissez pas berner, je suis une petite infirmière lubrique et j'ai à coeur de remplir ma mission. 
Vous laisserez votre main caresser la peau rougie de mes fesses. Vous resserrez ma taille et me préviendrez que vous ne vous arrêterez plus jusqu'à ce que votre frustration s'évapore. Je serai saisi d'un instant de panique, mais je le sais mon ventre se tordra d'excitation.
 

Puis vous laisserez jaillir vos désirs, imprimant des empreintes de vous sur ce cul insolent qui vous nargue. Vous irez plus vite, plus fort. Je piaillerais surement, sangloterais, gémirais de petits " Arrêtez s'il vous plait " et vous supplierez peut être un peu.
Viendra le moment où je m'abonnerai totalement à la tempête que vous profanerez sur ma peau. Je sentirai moins la douleur, je m'envolerai dans un espace de plénitude où mon seul désir sera ensuite de vous servir. Puis quand le traitement sera terminer, qu'enfin vous vous sentirez délivrer de cette frustration qui vous anime, alors je me jetterai à votre cou, et j'espère que vous m'enlacerez.

Monsieur, votre traitement sera finit, vous serez guérit et je serais heureuse de vous avoir offert cet apaisement.

Monsieur à partir de ce moment là, vous pourrez faire ce que vous voulez de moi je serais vôtre
Tu veux ou tu veux pas -  version Elodie Frégé 

mardi 17 juin 2014

Juline.




" Le train n° 35654 en direction de Paris Montparnasse entrera en gare dans 5 minutes "

Lorsqu'elle entendît ce message, son coeur se serra d'un coup, impossible de faire machine arrière.
Dans quelques minutes, elle allait enfin le voir.
Elle en était heureuse, mais elle appréhendait cette rencontre.
Elle se posait une multitude de questions : Sera t-il content de la voir ? La trouvera t-il jolie ? Rougira t-elle ? Lui sourira t-elle ? Quel regard posera t-il sur elle ?

Le mouvement des voyageurs autour d'elle lui donnait l'impression d'être dans un tourbillon.
Elle prît quelques secondes pour retrouver son souffle et essaya de calmer les battements lourds de son coeur.
Ses compagnons de route descendirent chacun leur tour et elle aima regarder au travers de la fenêtre les embrassades de gens qui se retrouvent.

Elle tenta de se frayer un chemin jusque sa valise quand elle fût soudain piquée par une angoisse : Et s'il n'était pas là ? Si elle avait fait le voyage pour rien ?
Elle relativisa en ce disant qu'au pire elle ferait les magasins pendant deux jours.

Elle posa la pointe de ses talons sur le quai et s'élança, la démarche maladroite avec sa valise, son téléphone à la main.
Il était là, il était venu. Elle ne pu s'empêcher d'en être heureuse.
Elle franchît les derniers pas qui les séparèrent avec l'impression de marcher sur le sable fin d'une plage bretonne.

Elle se retrouva rapidement en face de lui, le coeur battant la chamade, les yeux fixant tour à tour : le sol, les personnes qui circulaient comme des moustiques enfermés dans un bocal. Elle posa timidement quelques regards furtifs sur celui pour qui elle avait fait tout ce chemin.

Il posa sa main sur son visage et lui dît qu'il était heureux de la voir. Elle lui jeta un petit regard mais ne trouvait pas les mots pour lui répondre.
Il lui dît qu'il la trouvait très jolie dans sa petite robe, et qu'il espérait bientôt connaître ce qu'elle cachait.
Ses mots extirpèrent un sourire à la mutine, et il lui dît qu'il la préférait souriante.

Enfermée dans sa honte, elle n'osa le regarder dans les yeux.

Il dût le deviner puisqu'il lui dît de ne pas s'inquiéter, que tout allait bien se passer, qu'au pire elle aurait juste un peu mal. Elle étouffa un rire nerveux, et fût sensible à sa tentative pour la rassurer.

Puis d'une voix plus dure, il lui dît : " Regarde moi Juline ! "
Un sentiment de panique la parcourut , elle leva ses yeux vers ses pupilles comme on affronte le vide avant de se jeter dedans.

" Dis-moi quelque chose au moins" !.
D'un coup elle se jeta à son cou et lui murmura : " Je ne sais pas si j'ai le droit de faire ça" .
Surpris, il l'enlaça d'une main autour de la taille de l'autre dans le dos jusqu'aux cheveux relevés de l'audacieuse .
Et lui dît : " Si, tu peux Juline. "

Ils restèrent ainsi quelques instants, puis il l'embrasse sur le front en prononçant : " On y va maintenant, on a quand même quelques petites choses à régler "
Elle se décrocha de lui avec une mine boudeuse et ne trouva qu'à répondre : " Je sais " d'une voix presque inaudible, en se mordant la lèvre inférieure.

Elle le suivit à travers cette ville qu'elle ne connaissait que très peu, le manque de repères la rapprochait encore plus de lui.
Sur le chemin qui les conduisît à l'hôtel, ils échangèrent des banalités sur le voyage, le soleil étincelant de ce mois de Septembre, il lui parla un peu de la musique qu'elle lui avait fait découvrir, et du dernier bouquin qu'ils avaient lu.

Arrivés à l'hôtel, la chambre déjà réservée, elle n'eut qu'à récupérer la clé.
Ils montèrent au troisième étage de cet hôtel de milieu de gamme plutôt charmant.
Lorsqu'elle passa la clé magnétique dans la porte de la chambre, elle fût parcourue par un frisson, et resta figée quelques secondes.
Elle réalisa ce qui allait se passer et n'en revînt pas d'être là avec lui.
Il la devança et entra dans la chambre, il posa ses affaires et sa veste et s'assît sur le bord du lit.
D'un regard il l'invita à entrer, ce qu'elle fît sans rechigner.

Elle entreprît de fermer la porte quand il lui dît : " Attends ! Juline, écoute moi !
- Oui, Monsieur ? Dît-elle un peu surprise
- Du moment où tu fais le choix de fermer cette porte, tu acceptes de m'obéir dès l'instant où tu le fais et jusqu'au moment où l'on se quitte. Nous sommes d'accord ?
- Oui.... Oui Monsieur.
- Bien "

Elle fût envahie par le doute et la crainte de l'inconnu. Mais elle avait envie d'assumer ses désirs, alors elle ferma la porte.

Elle mît instinctivement ses mains dans le dos et resta ainsi en attendant la suite.
" C'est très bien Juline. Approche. Je vais t'expliquer la suite. Viens n'ai pas peur " Lui dît-il d'une voix calme et posée.
Elle obtempéra.
" Bien. Regarde-moi, veux-tu ! Parfait. Voilà ce qui va se passer. Nous avons devant nous deux jours entiers. Aujourd'hui je vais te punir pour ce que tu sais, en plusieurs étapes, et de façon à ce que plus jamais tu ne me mentes. C'est clair Juline ?
- Oui
- Oui qui Juline ? Dît-il en la giflant
- Oui Monsieur; rectifia t-elle étouffant sa fierté
- Bien. J'espère que ça l'est. Je t'ai promis la correction de ta vie, et je ne plaisantais pas. Bon je continue. Demain je débuterai la phase initiatique de ta soumission, je ne t'en dis pas plus, si ce n'est que je te conseille de m'obéir. Si tout se passe bien, nous nous reverrons pour la poursuivre.    D'accord Juline ?
- Oui Monsieur.
- Tu comprends vite, c'est très bien. Bon revenons à notre contentieux. Est-ce que tu peux me rappeler pourquoi je te punis ?
- ...
- Juline, j'ai horreur de me répéter. Alors réponds à mes questions et ne te fait pas prier veux-tu.
- Parce que je vous ai menti, Monsieur.
- Et ?
- Parce que j'ai été trop loin
- C'est vrai. Tu te rends compte quand même que tu as été jusqu'à remettre en question mes méthodes pour cacher le fait que tu m'avais raconté des cracs ?
- Oui, Monsieur, et je le regrette.
- Je sais, mais ça ne suffit pas. Tu auras tout le temps pour t'excuser comme il se doit tout à l'heure. Bon et dis moi, qu'est-ce que je t'ai promis du coup, Juline ?
- ...
Juline, dernière fois !
- Une fessée ... Une fessée, Monsieur . S'empressa t -elle de dire.
- En effet, une fessée très très forte. N'est-ce pas ?
- Oui Monsieur .
- Très bien. Comme ce n'est pas une fessée pour le plaisir, je veux que tu dénudes immédiatement
- Ohhhh mais ... "

Une autre gifle vint secouer la petite impertinente. Elle se dénuda maladroitement et tremblante, sous ses yeux. Avec ses deux mains elle tenta de cacher son intimité quand il lui ordonna de mettre ses mains dans le dos.
Il voulait la voir entièrement, l'humilier un peu sûrement et la sentir à lui.

Il saisît son poignet et d'un geste la fît basculer sur ses genoux. Il claqua vite et fort ces fesses qui s'offraient à lui. Elle fût décontenancée par la rapidité de l'action, à tel point qu'elle n'osa piper mot et bouger.
En deux temps trois mouvements, elle était matée.
C'est la première fois que les choses allaient si vite pour elle, elle avait l'habitude du fétichisme d'une fessée en plusieurs étapes, du crescendo de la douleur. Là ce fût vif, percutant et radical.
Ce fût nouveau, elle n'eût pas le temps de réfléchir qu'elle éclata en sanglots aussi rapidement que s'abattait la main de son correcteur.

Une pluie de coups plus tard, elle commença à se plaindre de la douleur, alors il s'arrêta un instant, et lui somma d'aller chercher son shorty laissé en vrac sur le sol.
Malhabile elle s'exécuta ; il la remît aussitôt sur ses genoux s'empara du bout de tissu qu'il fît pénétrer dans sa bouche et reprît la fessée.
Elle étouffa ses cris dans la dentelle et agrippa le drap du lit pour se donner du courage.

Le temps s'arrêta instantanément, elle n'arrivait plus à penser, elle perdait tout contrôle sur elle même, elle ne savait plus vraiment qui elle était, où elle était, ce qui se passait. Elle était ailleurs, droguée aux hormones.
Elle ne comprît pas immédiatement quand il stoppa la correction.

Elle était vidée, neuve et libre.

Il lui fallût un bon moment avant de retrouver ses esprits pendant qu'il lui caressait les cheveux et le bas du dos.
" Juline ?
- Oui, Monsieur ?
- Ca va ?
- Oui, Monsieur.
- Bien. Je veux que tu ailles te mettre dans ce coin là bas, à quatre pattes tes fesses bien en l'air. "

Il lui asséna une claque sur les fesses comme pour lui indiquer que c'était le moment.
Elle tenta de se relever, mais elle avait les jambes en coton, et totalement désinhibée elle marcha comme un animal jusqu'au coin, où elle se mît dans la position demandée.

Il la laissa ainsi pendant plusieurs dizaines de minutes.

Puis il vint la relever et l'entraîna vers la table où il la courba. Elle n'eût aucune résistance, elle se laissa totalement diriger.
Elle entendît la boucle de sa ceinture se défaire, il lui écarta un peu les jambes, et lui dît :
" C'est bien Juline. Maintenant je vais finir cette punition. Je ne veux pas t'entendre et surtout tu ne bouges pas. Déjà parce que je pourrais te blesser, et je ne le souhaite pas, mais aussi parce que je voudrais que tu te contrôles. Nous sommes d'accord Juline ? "
Elle acquiesça.

Le premier coup tomba ravivant les rougeurs précédentes. Elle faillît laisser échapper un cri, mais elle mît sa main dans sa bouche et la mordît fort.
Puis un deuxième coup vînt la sonner. Elle sentît ses jambes trembler et elle eût peur qu'elles ne se brisent.
Soudain il dompta la menteuse avec des coups espacés mais avec une précision ahurissante.
Au bout d'une cinquantaine de coups, il lui annonça la fin de la punition. Elle tomba, comme un pantin désarticulé

Il la laissa comme ça, retournant s'asseoir sur le bord du lit.

Quand enfin elle releva son minois, il l'invita à s'approcher.
Et dans la même démarche qui l'avait menée au coin, elle se retrouva à genoux devant lui.
" C'est fini maintenant Juline, lui dît-il en prenant le visage de la mutine dans ses mains
- Merci Monsieur. Ces mots sont sortis de sa bouche sans même qu'elle ne s'en rende compte.
- Aller, viens par là. "

Elle se jeta dans ses bras, nicha son museau dans le cou de son complice, puis éclata en sanglots en demandant pardon de manière compulsive
" C'est bon on oublie ma puce, lui dit il en la serrant fort dans ses bras, par contre ce n'est pas ainsi que je conçois les excuses. D'habitude ma soumise se met à genoux devant moi et d'une voix claire elle demande pardon. Pour cette fois je ne te le demanderai pas, mais rappelle t'en. D'accord ?
- Oui Monsieur."

" Juline ?
- Oui Monsieur ?
- Ne me mens plus jamais !
- Je vous le promets
- C'est bien"

Il l'embrassa tendrement



Si demain - La demoiselle inconnue 

Un grand merci à la personne qui m'a aidé pour ce texte.