jeudi 18 septembre 2014

Rien qu'une candidature.

S’offrir en don (t) 



S’offre à vos yeux, Monsieur, une petite innocente,
Dont la sincérité et spontanéité devrait vous toucher ;
Dont le tempérament mutin et l’attitude défiante
Vous offriront certainement différents états de nervosité.


S’offre à vos mains, Monsieur, des fesses insolentes
Dont il vous faudra corriger la totalité des méfaits ;
Dont elles se rendront coupable d’une sanction imminente
Vous donnant ainsi la liberté de châtier à votre grès.

S’offre à vos genoux, Monsieur, une douce ingénue,
Dont vous pourrez profiter à votre guise de ces délices
Dont la luxure nous inonde de ses enivrant précipices.

S’offre à vos pieds, Monsieur, une humble soumise.
Vous saurez la guider dans l’inertie de la rédemption.
Vous lui apprendrez l’obéissance et la résignation.

Ceci n'est pas une annonce.

mercredi 27 août 2014

" Illustre moi 10 de tes fantasmes " -



**1**


Il y a bien longtemps qu'elle voulait connaître la morsure du serpent de cuir tressé. 


Elle s'imaginait déjà les mains attachées, les palpitations de son coeur se faisant plus lourdes, son souffle affolé, le doute qui arpenterait les recoins de son cerveau... 

Quand d'un coup une intense brûlure lui arrachera une timide lamentation, elle se préparera aussitôt au deuxième en serrant les dents pour ne pas laisser échapper un cri. 
Au fur et à mesure qu'elle devinera les zébrures se creuser dans sa peau opaline, elle se laissera bercer par l'effervescence des affres entre chaque flagellation,  pour ensuite les recevoir comme une libération. 

Elle sera ainsi marquée pour un temps, marquée de cet instant, marquée de cette nouvelle expérience, marquée d'eux, marquée de lui, marquée par lui.




**2**

  Apprenez moi à dire " Merci " 


**3**

                                                                             Là ? 
Tout de suite ? 
Maintenant ?
Comme ça ? 

" Tais- toi ! " 

Elle a juste senti son corps basculer, ses mains retenant ses hanches pour éviter qu'elle ne se fasse mal. Il lui somma de relever sa robe, et dans une hésitation elle piaffa. 

Là ?
Tout de suite ?
Maintenant ? 
Comme ça ? 

" Tais toi ! " 

Elle releva sa tunique, en regardant furtivement de gauche à droite , puis de bas en haut. Il déboucla sa ceinture, écarta le bout d'étoffe recouvrant la parcelle intime de la demoiselle, et s'y inséra. 

Là ?
Tout de suite ?
Maintenant ?
Comme ça ?

" Là maintenant je te mets au défi de rester muette ! "

**4**

Et si on avait une petite explication, Mademoiselle. 


**5**




Elle croyait dur comme fer en la transparence, à la délivrance qu'elle permettait.
S'en remettre à son jugement, appréhender celui ci mais le vouloir juste et sans appel. 
Confesser ses méfaits, avouer ses idées impures, confier ses secrets, concéder ses torts, révéler toute sa lubricité...
Comme un cadeau, un humble cadeau ... 
C'est ainsi que, passées les premières effusions, leurs retrouvailles débutaient. 




Entracte 


" Monsieur, pour moi ce sera un martini blanc " 


**6**

Se rappeler où est sa place, ou se la faire rappeler.


**7**

" Mademoiselle, avant ton départ je voulais t'offrir un petit quelque chose pour que tu ne m'oublies pas trop vite " 

A ces mots, elle se mit à sourire instantanément, grandissait en elle ce sentiment de matin de noël, et ses yeux brillaient d'émotion.
Il sorti de sa poche un petit pochon en satin noir, ficelé d'un ruban violet. Avant de le  lui donner, il lui demanda comment elle se sentait. 
Excitée comme une puce, évidemment. 
Un sourire malicieux habilla son visage lumineux. Elle ne se méfia pas une seconde, et ouvrit le sachet. 
Elle marqua un temps d'arrêt de stupeur, puis d'une légère déception pour finir avec une lueur rougeâtre sur les joues. 
Il embarqua la donzelle par le poignet dans un recoin de la gare, lui fit lécher l'offrande et l'implanta dans son con. 

" Tu ne pourras pas dire que je ne t'offre pas de bijou " 
Elle fit une mine boudeuse, ce qui le fit rire joyeusement. Il l'entraîna vers son train qui était sur le départ. Ils partagèrent quelques dernières embrassades. Et lui redemanda comment elle se sentait. 
Accrochée à son cou, elle glissa à son oreille : " J'ai l'impression d'emporter un peu de vous, merci Monsieur "

**8**

Que de contraintes, ce n'est vraiment pas juste.

**9**

J'en ai rien à cirer



Elle voulait la sentir encercler son cou, choir le long de son encolure, et trouver résidence en son sein. 

Elle voulait la sentir glisser le long de sa nuque, arpenter son échine jusque dans le creux de ses reins. 

Mais elle voulait par dessus tout sentir la fièvre se répandre sur sa peau, formant une seconde mue. 




**10**

" Elle t’offrira des feulements dans sa voix lorsqu’elle reprend son souffle    Qui s’échappent dans la cour pour aller faire gauler la Lune Des coups de bélier invoqués comme un miracle Qui veulent dire « Si tu t’arrêtes je meurs »  "




vendredi 22 août 2014

Faites vos jeux ( Suite écrite par Askeladd )

Merci à vous ;) Bises.

La conception de l’idée de soumission n’est pas unanime, certains veulent imposer physiquement, d’autres mentalement, la plupart veulent surtout sentir l’adoration dans les yeux de la soumise mais lui prend son plaisir à voir la proie résister jusqu’à abandonner le combat. Qu’importe dompter un animal déjà soumis, il voulait la voir se débattre, refuser ce qu’il allait lui réserver, atteindre ce stade où une étincelle de sauvagerie illuminera ce fier visage avant de baisser la tête, vaincue. Elle souhaitait perdre, elle souhaitait être puni, elle le serait mais pas quand ni comment elle l’espérait.
 
Il l’invita à se poser sur le canapé, s’asseyant à côté d’elle, assez proche pour la perturber mais suffisamment éloigné pour lui donner envie de se rapprocher. Le contrôle des pensées et des désirs de l’autre, si elle voulait plus elle devrait prendre des risques et en payer le prix. Un sourire neutre passa sur son visage, être indéchiffrable pour la perturber serait important. Il la vit le regarder, interrogative, se demandant si elle lui plaisait, si cela lui convenait. L’existence pourrait se résumer à cet instant, un regard troublant un silence rempli de questions inavouées qui n’auront point de réponses. Il lui servit un verre d’alcool et un jeu de carte, la soirée commençait enfin.
 
Les regards se croisent, les gestes se font moins retenus, l’ambiance se détend autour de ce verre, les sujets de discussions défilent… puis d’un coup il se lève, joue avec son verre en la regardant dans un lourd silence, elle se demande ce qui se passe, va-t-il clore la soirée ainsi, la frustration serait énorme.
 
Je crois qu’il est temps d’instaurer quelques règles. Le vouvoiement et les marques de respect sont là mais j’attends plus de toi. Tu es capable de faire mieux. Désormais je ne veux plus que tu lèves la tête ni que nos regards se croisent. Cela prend effet immédiatement.
 
Surpris par le changement radical elle le regarda, elle comprit que trop tard son erreur se mordant la lèvre de peur et d’envie devant la suite qui annonce des plaisirs délictueux.
 
Tu commences mal petite luciole, pour commencer ton apprentissage tu vas devoir te mettre à quatre pattes, ainsi tu seras moins tenté de relever la tête mais ce n’est pas tout…
 
Il laisse le temps se figer, le temps pour elle de cogiter, de s’imaginer milles supplices possibles, fantasmant sur ce qu’il pourrait lui infliger. Il ne veut surtout pas lui offrir ce qu’elle désire et sourit en coin en imaginant sa réaction à la suite.
 
Tu te rappelles surement des vieilles règles d’écolier en métal rectangulaire. Tu devras poser tes genoux dessus quand tu seras à quatre pattes, cela marquera tes chairs mais te fera mal à chaque mouvement que tu feras, ainsi tu apprendras à être le plus immobile possible… y compris pendant que je t’infligerai les autres punitions.
 
Elle frissonna, la punition lui déplaisait, cela lui ferait mal sans retour plaisant. Elle hésita, elle pouvait partir elle le savait mais elle voulait découvrir ce qu’il lui préparait. Elle se résigna et se posa à quatre pattes genoux sur la règle métallique, froide et douloureusement sensation. Elle comprit vite que le moindre mouvement accentuerait cette sensation et essaya de ne pas bouger.
Il sourit et vient lui flatter la croupe, effleurant son corps encore habillé. Une punition reste une punition et il n’était pas question qu’elle puisse prendre du plaisir sans en payer d’abord le prix… et elle devrait mériter ce plaisir. Il vint lui bander les yeux, sans la vue l’équilibre est plus difficile à tenir, sans parler de l’appréhension d’être aveugle.
 
Je pense que tu commences à comprendre que tu vas-tu bruler les ailes, plus que tu ne le crois d’ailleurs. Si tu es sages tu auras peut être une récompense… peut être. Maintenant commence notre petit jeu. As-tu compris ?
 
Elle se mordit de nouveau la lèvre avant de répondre.
 
Oui
 
Il lui frappa les fesses avec force, la surprise lui fit perdre l’équilibre, la règle de métal s’incrustant un peu plus dans ses chairs.
-          Oui qui ?
-          Oui Maitre !


Il lui caressa furtivement la joue, l’apprentissage allait commencer, long et douloureux mais obligatoire, domestiquer cet animal sauvage lui procurerai beaucoup de plaisir.

Askeladd.


dimanche 10 août 2014

J'éclos les mots


Sur un forum, il y a une rubrique " club des mots " et le sujet de ce mois  est " éclosion ", voici ma petite contribution. 

Eclosion

  Ce soir je veux écrire sans forme, comme ça me vient, comme ça me tient.
Tant de choses se bousculent, s'éveillent et s'émerveillent.
L'évolution est flagrante omniprésente bouffante et délirante

Mais que m'arrive t-il ?

J'ai clos mes retenues, j'ai clos mes souffrances, j'ai clos mes peurs
Pour clore et éclore encore et encore

Ce soir je veux naître à ses pieds, comme ça lui chante, comme ça l'enchante
Tant de choses me submergent, m'envahissent et m'engloutissent
La métamorphose est cinglante mordante piquante et frappante

Mais que m'arrive t-il ?

J'ai clos mes humeurs, j'ai clos mes aigreurs, j'ai clos mes angoisses
Pour clore et éclore encore et encore

Ce soir je veux seulement dire, comme ça me pousse, comme ça me touche
Tant de choses me troublent, m'obsèdent et m'ensorcellent
L'éclosion est délicieuse enivrante charmante et saisissante

Mais que m'arrive t-il ?

Je ne veux clore ce renouveau, je ne sais clore mes émotions, je ne peux clore ce qui grandit
Alors j'arrête de clore pour éclore encore et encore.